Étude « Marché de la maison individuelle : prévisions 2027 »
Cet article retrace l’évolution de la construction de maisons individuelles en France depuis 1994 et mesure ses crises. Il s’appuie sur deux séries principales. Les permis désignent les logements individuels purs autorisés : en individuel pur, c’est-à-dire pour une maison issue d’une opération de construction d’un seul logement, un permis correspond à une maison. Les mises en chantier désignent les mêmes logements une fois leur chantier déclaré ouvert. D’après nos calculs sur les données du service des données et études statistiques (SDES), le service de la statistique publique chargé notamment du logement, la construction de maisons a connu trois crises depuis 2006. La plus récente, de 2022 à 2025, est la plus profonde des trois : du sommet au creux, le cumul sur douze mois des permis a reculé de 57 % et celui des mises en chantier de 56 %, d’après les mêmes calculs.
Après chacune des trois crises, le cumul sur douze mois est resté sous le sommet qui la précédait, d’après nos calculs. Selon les données mensuelles du SDES, 97 073 permis ont été accordés et 75 050 maisons mises en chantier au cours des douze mois qui s’achèvent en juillet 2026, soit 24 % et 25 % de plus qu’un an plus tôt. Les données sont arrêtées au 27 septembre 2026, date de gel de l’étude, après laquelle aucune donnée nouvelle n’est prise en compte : le dernier mois publié à cette date est juillet 2026.
Permis, mises en chantier et ventes de maisons : séries annuelles
Le SDES établit les permis et les mises en chantier à partir des formulaires d’autorisation d’urbanisme traités par les services instructeurs (base Sitadel), pour la France hors Mayotte et quel que soit le maître d’œuvre : constructeur, architecte ou particulier. Selon l’INSEE, l’individuel pur correspond à une maison issue d’une opération de construction qui ne comporte qu’un seul logement, et l’individuel groupé à une maison issue d’une opération qui comporte plusieurs logements individuels, ou un seul avec des locaux. Une fois le permis accordé, son bénéficiaire déclare l’ouverture du chantier, qui compte alors comme mise en chantier, ou abandonne son projet. Les séries sont établies en date réelle, c’est-à-dire au mois où l’autorisation ou la mise en chantier a eu lieu. Les autorisations parvenant au SDES dans les six mois et les déclarations d’ouverture de chantier généralement dans les dix-huit mois, les mois récents sont des estimations, révisées chaque mois.
Les ventes viennent du Pôle Habitat FFB, organisation professionnelle qui regroupe notamment les constructeurs de maisons individuelles. Il publie chaque année les ventes de maisons neuves classées en « individuel diffus », à partir des données de Caron Marketing (Markemétron). Son dossier de presse ne précise ni le moment où une vente est comptée, ni les constructeurs couverts, et sa carte régionale ne couvre que la France métropolitaine : ventes et permis ne se comparent qu’avec prudence.
Tableau 1. Permis et mises en chantier en individuel pur (données brutes du SDES à fin juillet 2026 ; permis de 1994 à 1999 : INSEE, même série) et ventes de maisons classées en « individuel diffus » (Pôle Habitat FFB). nd : non disponible.
| Année | Permis | Mises en chantier | Ventes en individuel diffus |
|---|---|---|---|
| 1994 | 132 502 | nd | nd |
| 1995 | 121 544 | nd | nd |
| 1996 | 140 011 | nd | nd |
| 1997 | 143 727 | nd | nd |
| 1998 | 172 704 | nd | nd |
| 1999 | 191 969 | nd | nd |
| 2000 | 190 076 | 176 962 | nd |
| 2001 | 183 056 | 172 253 | nd |
| 2002 | 184 267 | 172 306 | nd |
| 2003 | 191 647 | 176 652 | nd |
| 2004 | 204 602 | 190 612 | nd |
| 2005 | 213 584 | 197 193 | nd |
| 2006 | 215 850 | 202 003 | nd |
| 2007 | 208 804 | 197 277 | 162 100 |
| 2008 | 170 082 | 168 349 | 123 700 |
| 2009 | 136 171 | 128 223 | 130 600 |
| 2010 | 169 625 | 149 704 | 148 800 |
| 2011 | 167 671 | 155 687 | 136 000 |
| 2012 | 150 175 | 136 616 | 120 900 |
| 2013 | 131 864 | 125 217 | 99 500 |
| 2014 | 113 802 | 105 359 | 97 400 |
| 2015 | 118 878 | 104 313 | 110 800 |
| 2016 | 132 622 | 113 326 | 133 000 |
| 2017 | 147 112 | 129 700 | 135 000 |
| 2018 | 132 037 | 122 530 | 119 700 |
| 2019 | 136 694 | 119 181 | 125 600 |
| 2020 | 126 112 | 114 442 | 114 900 |
| 2021 | 160 435 | 132 124 | 139 600 |
| 2022 | 139 963 | 127 769 | 96 100 |
| 2023 | 95 621 | 92 168 | 58 500 |
| 2024 | 74 690 | 65 006 | 50 800 |
| 2025 | 85 558 | 62 647 | 67 800 |
| 2026 (janvier à juillet) | 59 896 | 49 137 | nd |
Les deux séries du SDES culminent en 2006, avec 215 850 permis et 202 003 mises en chantier. Les permis atteignent leur plus bas niveau depuis 1994 en 2024 (74 690), les mises en chantier leur plus bas niveau depuis 2000 en 2025 (62 647), année où les permis remontent déjà (85 558). Les ventes, que le dossier de presse du Pôle Habitat FFB donne depuis 2007, touchent leur point bas en 2024, avec 50 800 maisons. Selon l’INSEE, les premières années de la série des permis sont basses : 132 502 en 1994 et 121 544 en 1995 ; les permis ne repassent sous le niveau de 1995 qu’en 2014.
Les totaux de logements individuels publiés par l’INSEE réunissent l’individuel pur et l’individuel groupé. Ils sont donc plus élevés que ceux de ce tableau : 94,3 milliers de logements individuels mis en chantier en 2025 selon l’INSEE (données arrêtées à fin mai 2026), contre 62 647 en individuel pur.
Du permis au chantier : délais et taux de conversion
Selon Service-public.gouv.fr, la demande de permis de construire d’une maison individuelle est instruite en deux mois à compter du dépôt du dossier complet, trois mois en secteur protégé. Sans réponse à la fin de ce délai, le projet est accepté, sauf dans certains cas en secteur protégé, où l’absence de réponse vaut refus. Le permis reste valable trois ans. Il est périmé si les travaux ne commencent pas dans ce délai ou s’ils sont ensuite interrompus plus d’un an, et il peut être prorogé deux fois d’un an si les règles d’urbanisme et les servitudes administratives n’ont pas changé. Cette durée a été allongée à titre temporaire : quatre ans pour les autorisations délivrées entre le 1er janvier 2021 et le 27 mai 2022, cinq ans, sans prorogation possible, pour celles délivrées entre le 28 mai 2022 et le 28 mai 2024.
D’après l’estimation de notre modèle, 82 % des permis donnent lieu à une mise en chantier dans les 18 mois qui suivent leur délivrance : c’est le taux de conversion. Ce taux est estimé à partir des séries mensuelles du SDES, sans suivi permis par permis : le modèle traite les mises en chantier de chaque mois comme un flux engagé, c’est-à-dire des mises en chantier issues des permis déjà accordés, ici le même mois ou au cours des 18 mois précédents. Il est estimé sur les 36 derniers mois connus, d’août 2023 à juillet 2026. D’après la même estimation, le délai moyen entre le permis et la mise en chantier est de 4,6 mois pour ces démarrages. Sur longue période, de janvier 2013 à juillet 2026, le ratio est de 88 mises en chantier pour 100 permis, d’après nos calculs sur les données du SDES. Rapporté à ce ratio, le taux de conversion donne un ordre de grandeur : d’après nos calculs, environ 93 % des démarrages interviendraient dans les 18 mois suivant le permis. Les deux mesures ne portant pas sur la même période, ce chiffre reste approximatif.
Tableau 2. Étapes et délais, de la commande d’une maison aux travaux.
| Étape | Délai | Source |
|---|---|---|
| Commande à un constructeur, puis dépôt de la demande de permis | 3 à 4 mois en moyenne | Direction générale du Trésor (DG Trésor) |
| Instruction de la demande de permis d’une maison | 2 mois à compter du dossier complet, 3 mois en secteur protégé | Service-public.gouv.fr |
| Délivrance du permis, puis mise en chantier | 4,6 mois en moyenne pour les démarrages dans les 18 mois ; généralement 3 à 6 mois | Estimation de notre modèle sur les données du SDES ; DG Trésor |
| Validité du permis | 3 ans, prorogeables deux fois d’un an ; 4 ou 5 ans pour les autorisations délivrées du 1er janvier 2021 au 28 mai 2024 | Service-public.gouv.fr |
| Travaux | 2 ans en moyenne pour l’ensemble des logements neufs, maisons et immeubles | DG Trésor |
Le délai moyen de 4,6 mois se situe dans la fourchette de trois à six mois que donne la DG Trésor pour l’ouverture du chantier après la délivrance du permis. Les mises en chantier suivent donc les permis avec quelques mois de décalage, ce que montrent aussi les creux des trois crises.
Trois crises depuis 2006 : ampleur et durée
L’étude retient comme crise tout épisode où le cumul sur douze mois des permis ou des mises en chantier, en données brutes, recule d’au moins 20 % par rapport à son sommet précédent. Un nouveau sommet n’est retenu qu’après une remontée d’au moins 20 % depuis le creux. Selon cette définition, et d’après nos calculs sur les données du SDES, les permis et les mises en chantier ont connu trois crises, qui commencent en 2006, en 2011 et en 2022.
Tableau 3. Crises des permis et des mises en chantier en individuel pur : sommet et creux du cumul sur douze mois (données brutes du SDES à fin juillet 2026), baisse et durée d’après nos calculs.
| Crise | Série | Sommet | Creux | Baisse | Durée de la baisse |
|---|---|---|---|---|---|
| 2006 à 2010 | Permis | Octobre 2006 (218 742) | Octobre 2009 (134 817) | -38 % | 36 mois |
| 2006 à 2010 | Mises en chantier | Novembre 2006 (203 324) | Février 2010 (126 728) | -38 % | 39 mois |
| 2011 à 2015 | Permis | Mai 2011 (176 757) | Mars 2015 (112 243) | -36 % | 46 mois |
| 2011 à 2015 | Mises en chantier | Mai 2011 (161 242) | Septembre 2015 (101 624) | -37 % | 52 mois |
| 2022 à 2025 | Permis | Mars 2022 (171 770) | Février 2025 (74 549) | -57 % | 35 mois |
| 2022 à 2025 | Mises en chantier | Mai 2022 (136 230) | Août 2025 (59 753) | -56 % | 39 mois |
D’après ces calculs, la crise de 2022 à 2025 est la plus profonde des trois, avec une baisse de 57 % pour les permis et de 56 % pour les mises en chantier. D’après les mêmes calculs, celle de 2011 à 2015 est la plus longue : 46 mois de baisse pour les permis, 52 pour les mises en chantier. Dans les trois cas, le creux des mises en chantier suit celui des permis : octobre 2009 puis février 2010, mars puis septembre 2015, février puis août 2025. Chaque crise part d’un sommet inférieur à celui de la précédente, et aucun des six sommets n’a été retrouvé à fin juillet 2026.
Les crises antérieures ne sont pas mesurables de la même façon, faute de séries publiques en date réelle avant 1994 pour les permis et avant 2000 pour les mises en chantier. Le début des années 1990 a connu une crise du bâtiment, objet d’une question écrite au Sénat intitulée « Crise du secteur du bâtiment ». Dans sa réponse, publiée le 18 mars 1993, le ministère de l’Équipement indiquait que le BTP (bâtiment et travaux publics) « connaît actuellement des difficultés, comme c’est le cas dans presque tous les pays de l’OCDE ». Cette source porte sur l’ensemble du BTP et ne permet pas de chiffrer cette crise avec la méthode de l’étude.
Mécanismes des trois crises
Les constats qui suivent rapprochent chaque crise des facteurs décrits par les sources officielles. Ces facteurs agissent en même temps, et l’étude ne mesure pas la part de chacun.
De 2006 à 2010 : crise économique et destructions d’emploi
Le recul commence dès la fin de 2006, avant la crise économique : le cumul des permis sur douze mois culmine en octobre 2006, et l’année 2007 compte encore 208 804 permis, contre 215 850 en 2006, selon le SDES. Selon la même source, la baisse s’accélère ensuite, à 170 082 permis en 2008 puis 136 171 en 2009. Selon la DG Trésor, le fort repli de l’investissement des ménages en logement pendant la crise « s’est accompagné d’une baisse des prix immobiliers dans un contexte de forte incertitude et d’importantes destructions d’emploi ». D’après une réponse du ministère du Logement et de l’Urbanisme publiée en juin 2010, plusieurs mesures du plan de relance de 2009 soutenaient la construction. La même réponse mentionne la prolongation en 2010 du doublement du prêt à taux zéro (PTZ) pour l’acquisition d’un logement. Selon la DG Trésor, le rebond de 2010 et 2011 a reflété « la meilleure orientation de ces fondamentaux et le soutien apporté par la nette baisse des taux d’intérêt, qui a facilité l’accès au crédit ». Selon le SDES, les permis remontent à 169 625 en 2010.
De 2011 à 2015 : revenus des ménages et prix immobiliers
D’après nos calculs sur les données du SDES, la deuxième crise part d’un sommet plus bas que la première, 176 757 permis sur douze mois en mai 2011, et dure plus longtemps. Selon la DG Trésor, le recul de l’investissement des ménages en logement de 2012 à 2015 « traduit d’abord l’évolution à la baisse des prix immobiliers », en recul de 1,6 % par an en moyenne sur la période, ce qui « semble avoir encouragé des comportements d’attente ». Selon la même source, le pouvoir d’achat des ménages a progressé de 0,2 % par an en moyenne entre 2012 et 2015, avec un recul en 2012 et en 2013. La DG Trésor relève aussi la remontée, en 2011, des taux des crédits immobiliers (taux moyen des crédits nouveaux à l’habitat publié par la Banque de France). Selon la DG Trésor, le passage à la réglementation thermique RT2012, au 1er janvier 2013, a entraîné par anticipation une hausse puis une baisse des permis de construire (section suivante).
La remontée s’accélère en 2016 et 2017, en même temps que deux évolutions relevées par la DG Trésor. Les taux sont de nouveau orientés à la baisse depuis février 2016 et atteignent un point bas en décembre 2016. Le PTZ est élargi : depuis le 1er janvier 2016, il peut financer jusqu’à 40 % d’une opération dans le neuf. Selon la même source, le nombre de PTZ émis dans le neuf passe de 55 554 en 2015 à 88 598 en 2016 ; selon le SDES, les permis passent de 118 878 à 132 622, puis à 147 112 en 2017.
De 2022 à 2025 : hausse des taux et recul du crédit
La troisième crise coïncide avec la hausse du taux des crédits immobiliers et le recul de la production de crédits. Selon la Banque de France, le taux des crédits immobiliers hors renégociations passe de 1,06 % en décembre 2021 à un pic de 4,17 % en janvier 2024. Le Haut Conseil de stabilité financière (HCSF) rend ses critères d’octroi juridiquement contraignants pour les crédits décaissés à partir du 1er janvier 2022, selon son communiqué du 29 septembre 2021. Le taux d’effort, soit, selon la foire aux questions du HCSF, les charges annuelles d’emprunt (capital, intérêts et, lorsqu’elle conditionne le crédit, assurance emprunteur) rapportées aux revenus annuels nets avant impôt, ne doit pas dépasser 35 %. La durée du crédit est limitée à 25 ans, ou à 27 ans dont 25 ans d’amortissement lorsque l’entrée dans le logement est décalée, notamment pour une construction ; 20 % de la production trimestrielle peut s’écarter de ces critères. En 2023, selon l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR), la production de nouveaux crédits à l’habitat, hors rachats et renégociations, atteint 128,6 milliards d’euros, en baisse de 40,9 % par rapport à 2022.
Les ventes de maisons classées en « individuel diffus » reculent davantage que les permis : 139 600 en 2021, 96 100 en 2022, 58 500 en 2023 et 50 800 en 2024, selon le Pôle Habitat FFB. D’après nos calculs, le rapport entre ventes et permis passe de 0,87 en 2021 à 0,69 en 2022 et 0,61 en 2023, avant de remonter à 0,68 en 2024 et 0,79 en 2025. Une partie de cet écart peut tenir à l’ordre des étapes : selon la DG Trésor, la commande d’une maison à un constructeur précède en moyenne de trois à quatre mois le dépôt du permis. Il dépend aussi des différences de champ entre les deux séries.
D’autres facteurs s’ajoutent. Les coûts de production des entreprises du bâtiment, mesurés par l’indice BT01 de l’INSEE, passent de 117,5 en moyenne en 2021 à 130,1 en 2023, puis 133,0 en 2025 (base 100 en 2010), d’après nos calculs sur les données de l’INSEE. Pour les offres de prêt émises du 1er avril 2024 au 31 mars 2025, le PTZ ne finance plus, dans le neuf, que les logements situés dans un bâtiment collectif en zones A et B1, les plus tendues du zonage A/B/C, selon l’Agence nationale pour l’information sur le logement (ANIL). Hors exceptions (location-accession et bail réel solidaire notamment), la construction d’une maison neuve n’est plus éligible au PTZ. La réglementation environnementale RE2020, qui succède à la RT2012, s’applique enfin aux demandes de permis déposées à partir du 1er janvier 2022 (section suivante).
Paliers réglementaires : RT2012 et RE2020
Les deux dernières réglementations des bâtiments neufs s’appliquent selon la date de dépôt du permis. Selon le ministère de la Transition écologique, la RT2012 s’est appliquée aux maisons, comme à la plupart des bâtiments neufs, dont le permis de construire a été déposé à partir du 1er janvier 2013. Certains bâtiments tertiaires et les logements construits en zone ANRU, c’est-à-dire dans les quartiers du programme de l’Agence nationale pour la rénovation urbaine, y étaient soumis dès le 28 octobre 2011. La RE2020 s’applique aux bâtiments d’habitation de France métropolitaine dont la demande de permis de construire ou la déclaration préalable est déposée à compter du 1er janvier 2022, selon l’Institut national de la consommation (INC), qui cite le décret n° 2021-1004 du 29 juillet 2021.
D’après nos calculs sur les séries corrigées des variations saisonnières et des jours ouvrables, les permis accordés de juillet à décembre 2021, dans les six mois qui précèdent l’entrée en vigueur de la RE2020, dépassent la prévision du modèle des permis de l’étude. D’après les mêmes calculs, l’excédent représente 4 % du volume annuel. Ce modèle, estimé sur les données de janvier 2013 à juin 2021, explique les permis d’un mois par ceux des deux mois précédents et par la capacité d’emprunt des ménages (montant qu’un ménage peut emprunter) trois mois plus tôt. L’écart est positif chacun des six mois et plus marqué d’août à octobre. Selon le SDES, l’année 2021 compte 160 435 permis, le plus haut niveau annuel depuis 2011. Le cumul sur douze mois atteint son sommet en mars 2022 : avec un délai d’instruction de deux mois, des demandes déposées avant l’échéance ont pu être accordées au début de 2022, hors de la période mesurée.
L’échéance comportait deux exceptions liées aux contrats signés avant le 1er octobre 2021, prévues par l’article R. 172-1 du code de la construction et de l’habitation. Les projets ayant donné lieu, avant cette date, à la signature d’un contrat de construction de maison individuelle (CCMI) échappaient à la RE2020, sans condition de date de dépôt de la demande de permis. Ceux qui avaient donné lieu, avant la même date, à la signature d’un contrat de louage d’ouvrage y échappaient aussi, à condition que la demande de permis ou la déclaration préalable ait été déposée avant le 1er septembre 2022. Cette condition a été ajoutée par le décret n° 2022-305 du 1er mars 2022. Selon l’INC, les projets exemptés relevaient de la réglementation antérieure, y compris lorsque leur demande de permis était déposée à partir du 1er janvier 2022. La mesure fondée sur les permis ne distingue pas ces projets des autres.
Le passage à la RT2012 n’est pas mesurable avec la même méthode. La série des taux des crédits hors renégociations, nécessaire au modèle, commence en octobre 2010 : elle laisse 18 mois d’estimation avant juillet 2012, alors que la méthode en exige 60. Ce passage est documenté par la DG Trésor : « Par anticipation, les permis de construire ont progressé fortement fin 2012-début 2013, puis baissé de façon encore plus marquée en mars et en avril 2013 ».
Élections municipales et présidentielles : évolution des permis
L’hypothèse d’un ralentissement des permis à l’approche des élections municipales est évoquée dans les travaux parlementaires. Un amendement déposé en commission en mai 2018, lors de l’examen du projet de loi portant évolution du logement, de l’aménagement et du numérique (ELAN), puis retiré avant discussion, l’attribuait à des maires « convaincus de l’effectivité de l’adage “maire bâtisseur, maire battu” ».
D’après nos calculs sur les données de l’INSEE et du SDES, les permis ont reculé chacune des cinq années d’élections municipales depuis 1995, alors que leur évolution est de +3 % en moyenne les autres années, de 1996 à 2025. Les années d’élection présidentielle ne vont pas toutes dans le même sens : quatre baisses et deux hausses.
Tableau 4. Évolution annuelle des permis les années d’élections, d’après nos calculs sur les données brutes de l’INSEE (1994 à 1999) et du SDES à fin juillet 2026.
| Année | Élections | Évolution des permis sur un an |
|---|---|---|
| 1995 | Municipales et présidentielle | -8 % |
| 2001 | Municipales | -4 % |
| 2002 | Présidentielle | +1 % |
| 2007 | Présidentielle | -3 % |
| 2008 | Municipales | -19 % |
| 2012 | Présidentielle | -10 % |
| 2014 | Municipales | -14 % |
| 2017 | Présidentielle | +11 % |
| 2020 | Municipales | -8 % |
| 2022 | Présidentielle | -13 % |
| Autres années, de 1996 à 2025 | Aucune de ces deux élections | +3 % en moyenne |
Ce constat descriptif ne permet pas d’attribuer ces baisses aux élections. Trois des cinq années d’élections municipales coïncident avec un autre choc : 2008 et 2014 se situent dans les deux premières crises, et 2020 est l’année du premier confinement. En 1995, les deux scrutins ont lieu la même année. L’année 2026, marquée par les élections municipales de mars, n’est pas prise en compte, car elle n’est pas close.
Défaillances d’entreprises dans la construction
La publication mensuelle de la Banque de France ne distingue pas les défaillances des constructeurs de maisons individuelles : elle porte sur le secteur de la construction dans son ensemble, intitulé « Construction (FZ) » dans ses tableaux. Selon l’INSEE, une entreprise est en défaillance à partir de l’ouverture d’une procédure de redressement judiciaire à son encontre, ce qui ne se confond pas avec une cessation d’activité.
À fin juillet 2026, la Banque de France recense 14 351 défaillances dans la construction en cumul sur douze mois, 2,4 % de moins qu’un an plus tôt et 2,3 % de moins que la moyenne de 2010 à 2019 (14 684). Pour l’ensemble des secteurs, le cumul atteint 70 605 défaillances, 4,6 % de plus qu’un an plus tôt et 19,0 % de plus que la moyenne de 2010 à 2019. Ces chiffres, comptés en unités légales, sont révisés chaque mois.
Reprise des permis et des mises en chantier depuis 2025
D’après nos calculs sur les données du SDES, les permis ont atteint leur creux en février 2025, avec 74 549 permis sur douze mois, et les mises en chantier en août 2025, avec 59 753. Depuis, les deux séries remontent. Selon les données mensuelles du SDES, 97 073 permis ont été accordés et 75 050 maisons mises en chantier d’août 2025 à juillet 2026, soit 24 % et 25 % de plus que sur les douze mois précédents. Selon les mêmes données, les permis atteignent 59 896 de janvier à juillet 2026 (+24 % sur un an) et les mises en chantier 49 137 (+34 %). Les chiffres des derniers mois sont des estimations du SDES, révisées chaque mois.
Deux évolutions accompagnent cette remontée. Selon la Banque de France, le taux des crédits immobiliers hors renégociations recule de 4,17 % en janvier 2024 à 3,30 % en décembre 2024 ; selon la même source, il était de 3,09 % en juillet 2025 et atteint 3,30 % en juillet 2026, un chiffre provisoire. Selon l’ANIL, la loi de finances pour 2025 a supprimé, à compter du 1er avril 2025, les conditions de localisation et d’habitat collectif du PTZ, qui finance de nouveau la construction de maisons neuves sur tout le territoire. L’étude ne mesure pas l’effet propre de chacune de ces évolutions. Les ventes remontent aussi. Selon l’actualité publiée par le Pôle Habitat FFB le 24 février 2026, 67 800 maisons classées en « individuel diffus » ont été vendues en 2025, 33,5 % de plus qu’en 2024 ; selon la même organisation, ce niveau reste inférieur de 42,1 % à la moyenne annuelle de 2006 à 2025 calculée par le Pôle Habitat FFB (117 125 ventes).
L’estimation de l’année 2026 entière, qui complète les mois publiés par des mois projetés selon la méthode de l’étude, figure dans la projection du marché de la maison individuelle.
Glossaire
- Capacité d’emprunt : montant qu’un ménage peut emprunter, compte tenu de son revenu et du taux des crédits.
- CCMI : contrat de construction de maison individuelle, par lequel un constructeur bâtit une maison sur le terrain de son client, qui en est le maître d’ouvrage.
- Cumul sur douze mois : somme des valeurs mensuelles des douze mois qui s’achèvent au mois considéré, qui élimine la plus grande partie des variations saisonnières des données brutes.
- Date de gel : date après laquelle aucune donnée ni aucun texte nouveau n’est pris en compte dans l’étude, fixée au 27 septembre 2026.
- Date réelle : datation d’une autorisation ou d’une mise en chantier au mois où elle a eu lieu ; pour les mois récents, le SDES en publie une estimation, révisée chaque mois.
- Défaillance d’entreprise : selon l’INSEE, situation d’une unité légale à partir de l’ouverture d’une procédure de redressement judiciaire à son encontre ; elle ne se confond pas avec la cessation d’activité.
- Différé d’amortissement : période en début de crédit pendant laquelle l’emprunteur ne rembourse pas encore le capital, par exemple pendant la construction de la maison.
- Flux engagé : mises en chantier issues des permis déjà accordés.
- HCSF : Haut Conseil de stabilité financière, qui a rendu juridiquement contraignants, pour les crédits décaissés depuis le 1er janvier 2022, ses critères d’octroi des crédits immobiliers.
- Indice BT01 : index du bâtiment de l’INSEE qui mesure l’évolution des coûts de production des entreprises du bâtiment, tous corps d’état ; il se distingue du coût de construction, prix du bâti d’une maison payé par le ménage, hors terrain, au sens du SDES.
- Individuel diffus : catégorie de ventes du Pôle Habitat FFB, distincte de l’individuel groupé et du collectif, que son dossier de presse ne définit pas.
- Individuel groupé : selon l’INSEE, maison issue d’une opération de construction qui comporte plusieurs logements individuels, ou un seul logement individuel avec des locaux.
- Individuel pur : selon l’INSEE, maison issue d’une opération de construction qui ne comporte qu’un seul logement.
- Mises en chantier : logements individuels purs dont le chantier a été déclaré ouvert.
- Permis : dans l’étude, logements individuels purs autorisés ; en individuel pur, un permis correspond à une maison.
- PTZ : prêt à taux zéro, prêt sans intérêt accordé sous conditions de ressources pour l’achat ou la construction de la résidence principale d’un ménage qui n’en a pas été propriétaire au cours des deux années précédentes.
- RE2020 : réglementation environnementale des bâtiments neufs, applicable aux bâtiments d’habitation de France métropolitaine dont la demande de permis est déposée depuis le 1er janvier 2022.
- RT2012 : réglementation thermique des bâtiments neufs, applicable aux maisons dont la demande de permis a été déposée à partir du 1er janvier 2013 ; la RE2020 lui a succédé pour les demandes déposées depuis le 1er janvier 2022.
- Taux de conversion : part des permis qui donnent lieu à une mise en chantier dans les 18 mois suivant leur délivrance, estimée par le modèle de l’étude à partir des séries mensuelles du SDES.
- Taux des crédits immobiliers : taux moyen des crédits nouveaux à l’habitat publié par la Banque de France ; l’étude retient la série hors renégociations.
- Zonage A/B/C : classement des communes selon le déséquilibre entre l’offre et la demande de logements, de la zone A bis, la plus tendue, à la zone C, la plus détendue.
Méthode et limites
Les chiffres de cet article sont des données observées ou des calculs faits une seule fois pour l’ensemble de l’étude, selon sa méthode commune. Les permis et les mises en chantier viennent du SDES (base Sitadel, France hors Mayotte, séries en date réelle), les permis de 1994 à 1999 de l’INSEE, qui publie la même série ; les ventes viennent du Pôle Habitat FFB. Les données sont arrêtées au 27 septembre 2026, date de gel commune aux huit pages de l’étude : les résultats du SDES à fin août, publiés le 29 septembre, ne sont pas utilisés. Sauf mention contraire, les séries du SDES sont celles des résultats à fin juillet 2026, publiés le 28 août 2026. Les limites propres à cet article sont les suivantes.
- Les permis et, surtout, les mises en chantier des derniers mois sont des estimations du SDES, révisées chaque mois : les cumuls récents peuvent encore changer.
- Le taux de conversion et le délai moyen reposent sur un modèle qui répartit les démarrages sur 18 mois selon une courbe régulière, estimé sur 36 mois. Il estime des parts légèrement négatives aux délais de 16 à 18 mois, signalées sans correction, et ne mesure pas les démarrages plus tardifs. La validité portée à cinq ans pour les autorisations délivrées de mai 2022 à mai 2024 a pu allonger une partie des délais de la période d’estimation.
- La part de 93 % rapporte une mesure faite sur 36 mois à une autre faite depuis 2013.
- Le seuil de 20 % qui définit une crise détermine le nombre d’épisodes retenus.
- Le surcroît de permis avant la RE2020 dépend du modèle des permis, qui ne retient que leur évolution passée et la capacité d’emprunt : d’autres facteurs de la demande de 2021 peuvent s’y mêler. Il ne compte que les permis accordés de juillet à décembre 2021 : il ne saisit pas les demandes déposées avant l’échéance et accordées au début de 2022, et ne distingue ni les projets exemptés de la RE2020 par un contrat signé avant le 1er octobre 2021, ni les permis des départements et régions d’outre-mer, où elle ne s’applique pas. Le précédent de la RT2012 n’est pas mesurable.
- Les années d’élections sont comparées à la moyenne des autres années sans isoler les autres facteurs : le constat reste descriptif.
- Les mécanismes décrits par la DG Trésor portent sur l’investissement en logement de l’ensemble des ménages, pas sur les seules maisons.
- La publication de la Banque de France sur les défaillances ne détaille pas les constructeurs de maisons individuelles ; les décomptes propres à ces entreprises publiés par des sociétés privées ne sont pas utilisés.
- Les ventes du Pôle Habitat FFB et les permis du SDES n’ont pas le même champ. Leur rapport dépend aussi de la part des constructeurs dans l’individuel pur, du délai entre la vente et le permis et des annulations.
La méthode commune de l’étude, ses hypothèses et ses limites sont détaillées dans la note méthodologique.
Renouvel commercialise des applications destinées notamment aux constructeurs de maisons individuelles ; aucun résultat de cette étude n’en dépend.
Depuis 2006, chaque crise de la construction de maisons individuelles a combiné plusieurs facteurs, et la dernière, marquée par la hausse des taux et le recul du crédit, est la plus profonde des trois. Les permis précèdent les mises en chantier de quelques mois et, d’après l’estimation de notre modèle, 82 % d’entre eux donnent lieu à une mise en chantier dans les 18 mois. La projection 2027 du marché de la maison individuelle s’appuie sur ces précédents. Elle reprend le taux de conversion et les délais pour estimer les mises en chantier des mois non publiés et celles issues de l’ajustement d’anticipation, et utilise le surcroît de permis observé avant la RE2020 pour ajuster la projection avant les prochaines échéances réglementaires.
Citer l’étude. Les chiffres de cet article peuvent être repris dans vos analyses avec la mention « Renouvel, étude Marché de la maison individuelle : prévisions 2027, données arrêtées au 27 septembre 2026 ». La note méthodologique de l’étude en précise les sources, la méthode et les limites.
Questions fréquentes
Combien de maisons individuelles sont construites chaque année en France ?
Selon le SDES, 62 647 maisons en individuel pur ont été mises en chantier en 2025 et 85 558 permis accordés. D’août 2025 à juillet 2026, les mises en chantier atteignent 75 050 et les permis 97 073, selon les données mensuelles du SDES. Le sommet de la série annuelle date de 2006, avec 202 003 mises en chantier et 215 850 permis. Ces chiffres excluent l’individuel groupé, compris dans les totaux de logements individuels publiés par l’INSEE.
Quelle a été la plus forte crise de la construction de maisons individuelles ?
D’après nos calculs sur les données du SDES, la crise de 2022 à 2025 est la plus profonde des trois crises mesurées, toutes survenues depuis 2006. D’après les mêmes calculs, le cumul des permis sur douze mois a reculé de 57 % entre mars 2022 et février 2025, celui des mises en chantier de 56 % entre mai 2022 et août 2025. Selon les mêmes calculs, les crises de 2006 à 2010 et de 2011 à 2015 ont fait reculer les permis de 38 % et de 36 %.
Combien de temps s’écoule entre le permis de construire et le début des travaux ?
D’après l’estimation de notre modèle sur les séries mensuelles du SDES, le délai moyen est de 4,6 mois pour les maisons commencées dans les 18 mois suivant le permis. La DG Trésor situe généralement l’ouverture du chantier trois à six mois après la délivrance du permis. Selon Service-public.gouv.fr, la demande de permis d’une maison est instruite en deux mois, et le permis reste valable trois ans, prorogeables deux fois d’un an.
Quelle part des permis de construire donne lieu à une mise en chantier ?
D’après l’estimation de notre modèle sur les séries mensuelles du SDES, pour la période d’août 2023 à juillet 2026, 82 % des permis donnent lieu à une mise en chantier dans les 18 mois. Ce taux est estimé sans suivi permis par permis. De janvier 2013 à juillet 2026, le ratio est de 88 mises en chantier pour 100 permis, d’après nos calculs sur les données du SDES. Selon le SDES, le bénéficiaire d’un permis peut aussi abandonner son projet.
Les élections municipales font-elles baisser les permis de construire ?
D’après nos calculs, les permis ont reculé chacune des cinq années d’élections municipales depuis 1995, de 4 % à 19 % selon les années, alors que leur évolution est de +3 % en moyenne les autres années. Trois de ces cinq années coïncident toutefois avec une crise ou un choc (2008, 2014 et 2020) : le constat ne permet pas d’attribuer ces baisses aux élections.
La RE2020 a-t-elle provoqué un surcroît de permis avant son entrée en vigueur ?
D’après nos calculs, les permis accordés de juillet à décembre 2021 ont dépassé la prévision du modèle des permis de l’étude ; l’excédent représente 4 % du volume annuel. La RE2020 s’applique, en France métropolitaine, aux demandes de permis déposées depuis le 1er janvier 2022 ; selon l’INC, les projets dont le contrat de construction de maison individuelle avait été signé avant le 1er octobre 2021 n’y étaient pas soumis. Le précédent de la RT2012 n’est pas mesurable avec la même méthode.
Quelle différence entre individuel pur et individuel groupé ?
Selon l’INSEE, l’individuel pur désigne une maison issue d’une opération de construction qui ne comporte qu’un seul logement, et l’individuel groupé une maison issue d’une opération qui comporte plusieurs logements individuels, ou un seul logement individuel avec des locaux. Les séries de cet article portent sur l’individuel pur, où un permis correspond à une maison.
Sources
Permis, mises en chantier et ventes
- SDES, Logements autorisés et commencés, nombre et surfaces, séries mensuelles (données estimées) (données à fin juillet 2026, publiées le 28 août 2026 ; jeu mis à jour chaque mois) : Consulter le jeu de données
- SDES, Construction de logements : résultats à fin juillet 2026 (France entière) (28 août 2026) : Consulter la publication
- INSEE, Nombre de logements autorisés – Individuels purs – France hors Mayotte – Estimations en date réelle (série 001718145, mise à jour du 28 août 2026) : Consulter la série
- INSEE, Construction individuelle ou collective, définition (mise à jour du 7 août 2026) : Consulter la définition
- SDES, La base de données Sitadel : méthodologie (31 mars 2026) : Consulter la page
- INSEE, Logements mis en chantier, données annuelles de 2000 à 2025 (9 juillet 2026) : Consulter la page
- Pôle Habitat FFB, Relance Logement : l’urgence d’ouvrir le dispositif Jeanbrun à l’individuel (24 février 2026) : Consulter l’actualité
- Pôle Habitat FFB, Dossier de presse de la conférence du 24 février 2026 (24 février 2026) : Consulter le dossier
Délais entre le permis et le chantier
- Service-public.gouv.fr, Permis de construire (PC) (fiche F1986, vérifiée le 13 février 2026) : Consulter la fiche
- Service-public.gouv.fr, Urbanisme : quelle est la durée de validité d’une autorisation ? (fiche F2082, vérifiée le 23 juillet 2025) : Consulter la fiche
- Direction générale du Trésor, Trésor-Éco n° 201, Le redressement de l’investissement immobilier résidentiel est-il durable ? (11 juillet 2017) : Consulter le document
Crises et mécanismes
- Sénat, Crise du secteur du bâtiment, question écrite n° 23513 de M. Emmanuel Hamel et réponse du ministère de l’Équipement (JO Sénat du 18 mars 1993) : Consulter la question
- Assemblée nationale, Question écrite n° 52283 de M. Francis Hillmeyer et réponse du ministère du Logement et de l’Urbanisme (JO du 29 juin 2010) : Consulter la question
- Banque de France, Crédits aux particuliers Mar 2022 (5 mai 2022) : Consulter la publication
- Banque de France, Crédits aux particuliers – 2024-12 (6 février 2025) : Consulter la publication
- Haut Conseil de stabilité financière, Communiqué de presse (29 septembre 2021) : Consulter le communiqué
- Haut Conseil de stabilité financière, FAQ sur la décision n° D-HCSF-2021-7 du 29 septembre 2021 relative aux conditions d’octroi de crédits immobiliers (version du 29 janvier 2024) : Consulter la FAQ
- ACPR, Le financement de l’habitat en 2023, Analyses et synthèses n° 160 (juillet 2024) : Consulter l’étude
- INSEE, Index du bâtiment – BT01 – Tous corps d’état – Base 2010 (série 001710986, mise à jour du 15 septembre 2026) : Consulter la série
- ANIL, PTZ (Prêt à Taux Zéro) : offres de prêt émises à compter du 1er avril 2024, analyse juridique n° 2024-12 (3 avril 2024) : Consulter l’analyse
- Service-public.gouv.fr, Révision du zonage ABC : quels impacts sur les aides au logement ? (29 septembre 2025) : Consulter l’actualité
Paliers réglementaires
- Ministère de la Transition écologique, Exigences réglementaires pour la construction des bâtiments (RT 2012) (mise à jour du 11 mai 2021) : Consulter la page
- Institut national de la consommation, 1er janvier 2022 : entrée en vigueur de la nouvelle réglementation construction « RE 2020 » pour les bâtiments d’habitation (3 décembre 2021) : Consulter l’actualité
- SiteSecurite.com, Code Construction Habitation articles R. 172-1 a 9 (page non datée ; reproduction non officielle du code, intégrant le décret n° 2022-305 du 1er mars 2022), source secondaire : Consulter la page
- Ordre des architectes, Fin programmée des exceptions à l’application de la RE 2020 aux bâtiments d’habitation (22 mars 2022, mise à jour du 1er mai 2024), source secondaire : Consulter l’actualité
Élections
- Service-public.gouv.fr, Quelles sont les dates des prochaines élections ? (fiche F1939, vérifiée le 1er juillet 2026) : Consulter la fiche
- Assemblée nationale, Amendement n° CE1416, projet de loi Logement, aménagement et numérique (n° 846), retiré avant discussion (9 mai 2018) : Consulter l’amendement
Défaillances d’entreprises
- Banque de France, Défaillances d’entreprises – 2026-07 (4 septembre 2026) : Consulter la publication
- INSEE, Défaillance d’entreprise, définition (mise à jour du 13 novembre 2019) : Consulter la définition
Reprise depuis 2025
- Banque de France, Taux des crédits nouveaux à l’habitat (hors négociations) aux particuliers (Webstat, série MIR1.M.FR.B.A22HR.A.R.A.2254U6.EUR.N, dernière valeur à la date de gel : juillet 2026) : Consulter la série
- Banque de France, Crédits aux particuliers – 2026-07 (7 septembre 2026) : Consulter la publication
- ANIL, PTZ (Prêt à Taux Zéro) : offres de prêt émises à compter du 1er avril 2025, analyse juridique n° 2025-08 (1er avril 2025) : Consulter l’analyse