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Marché de la maison individuelle : prévisions 2027

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Sommaire

Étude « Marché de la maison individuelle : prévisions 2027 »

Cet article est la synthèse de l’étude Renouvel sur le marché de la maison individuelle. Il en rassemble les résultats, avec l’estimation de 2026 et la projection de 2027 du nombre de maisons individuelles autorisées et mises en chantier en France, ainsi que la projection du prix des maisons neuves en 2027, et en propose une lecture d’ensemble : ce qui soutient et ce qui freine la construction de maisons en 2027. Il retrace aussi l’évolution des ventes des constructeurs et confronte la projection aux prévisions publiées par d’autres organismes. Dans l’étude, les permis désignent les logements individuels purs autorisés : en individuel pur, c’est-à-dire pour une maison issue d’une opération de construction d’un seul logement, un permis correspond à une maison. Les mises en chantier désignent les mêmes logements une fois leur chantier déclaré ouvert. Les totaux de logements individuels publiés par l’INSEE ajoutent à l’individuel pur l’individuel groupé, c’est-à-dire les maisons issues d’une opération qui comporte plusieurs logements individuels, ou un seul avec des locaux : ils sont donc plus élevés que les chiffres de l’étude. La projection est établie à législation constante, c’est-à-dire selon le droit en vigueur à la date de gel de l’étude, le 27 septembre 2026 : les données et les textes publiés après cette date ne sont pas pris en compte.

Dans la projection centrale de Renouvel, une projection conditionnelle qui ne vaut que si ses hypothèses se réalisent, 101 000 permis seraient accordés en 2027 (fourchette de 72 000 à 131 000) et 76 000 maisons mises en chantier (fourchette de 55 000 à 97 000). Si la méthode se trompe comme par le passé, chacun de ces résultats a environ huit chances sur dix de tomber dans sa fourchette ; calculées sur peu d’années, ces fourchettes restent indicatives. Ces chiffres partent d’un résultat de l’étude : d’après nos calculs, de 2018 à 2025, les modèles prévus par la méthode se sont davantage trompés qu’une règle simple, la reconduction du cumul des douze derniers mois connus. Selon la règle de choix fixée avant les calculs, la projection reconduit donc d’abord les volumes d’août 2025 à juillet 2026 : 97 000 permis (fourchette de 69 000 à 125 000) et 75 000 mises en chantier (fourchette de 55 000 à 96 000), dans la projection conditionnelle de Renouvel sans ajustement. La projection centrale y ajoute un ajustement d’anticipation, c’est-à-dire un surcroît de permis lié aux deux échéances de la fin de 2027 : la fin du prêt à taux zéro (PTZ) et le palier 2028 de la réglementation environnementale des bâtiments neufs (RE2020). Mesuré sur le précédent de 2021, il ajoute d’après nos calculs environ 4 000 permis au second semestre de 2027 et environ 1 000 mises en chantier.

Le prix moyen d’une maison neuve désigne dans l’étude le coût total moyen d’un projet de maison individuelle avec achat du terrain, au sens de l’enquête du service des données et études statistiques (SDES), service statistique du ministère de la Transition écologique. Selon le SDES, ce coût total moyen d’un projet s’élevait à 313 700 euros en 2024. Dans la projection conditionnelle de Renouvel, le prix moyen d’une maison neuve atteindrait 345 000 euros en 2027 (fourchette de 333 000 à 358 000 euros) ; cette fourchette, dérivée de celles du terrain et du bâti, ne mesure ni une probabilité ni un intervalle de confiance.

Chiffres clés au 27 septembre 2026

Le tableau rassemble les principaux chiffres de l’article avec leur statut : donnée observée, calcul de Renouvel sur des données observées ou projection conditionnelle de Renouvel. Les fourchettes des permis et des mises en chantier sont des intervalles empiriques de prévision à 80 %, construits sur les erreurs passées de la reconduction pour 2027 et sur celles de l’estimation de l’année en cours pour 2026. Si la méthode se trompe comme par le passé, chaque résultat a environ huit chances sur dix de tomber dans sa fourchette ; calculées sur peu d’années, ces fourchettes restent indicatives. Celle du prix moyen d’une maison neuve est une fourchette dérivée, et celle du coût total pour le ménage suit les bornes légales des taux de la taxe d’aménagement : elles ne mesurent ni une probabilité ni un intervalle de confiance.

GrandeurValeurStatut
Permis, cumul d’août 2025 à juillet 202697 073Données mensuelles du SDES ; cumul calculé par Renouvel
Mises en chantier, cumul d’août 2025 à juillet 202675 050Données mensuelles du SDES ; cumul calculé par Renouvel
Permis, année 2026102 000 (fourchette de 94 000 à 110 000)Projection conditionnelle de Renouvel : sept mois publiés, cinq estimés
Mises en chantier, année 202681 000 (fourchette de 77 000 à 86 000)Projection conditionnelle de Renouvel : sept mois publiés, cinq estimés
Permis, 2027, projection centrale101 000 (fourchette de 72 000 à 131 000)Projection conditionnelle de Renouvel, avec ajustement d’anticipation
Permis, 2027, sans ajustement d’anticipation97 000 (fourchette de 69 000 à 125 000)Projection conditionnelle de Renouvel (reconduction)
Mises en chantier, 2027, projection centrale76 000 (fourchette de 55 000 à 97 000)Projection conditionnelle de Renouvel, avec ajustement d’anticipation
Mises en chantier, 2027, sans ajustement d’anticipation75 000 (fourchette de 55 000 à 96 000)Projection conditionnelle de Renouvel (reconduction)
Ventes de maisons classées en « individuel diffus », 202567 800Donnée observée (Pôle Habitat FFB) ; ventes de 2026 et de 2027 non projetées
Prix moyen d’une maison neuve (coût total moyen d’un projet avec achat du terrain), 2024313 700 eurosDonnée observée (SDES)
Prix moyen d’une maison neuve, terrain compris, 2027345 000 euros (fourchette de 333 000 à 358 000 euros)Projection conditionnelle de Renouvel ; fourchette dérivée
Coût total pour le ménage, taxe d’aménagement comprise, 2027346 000 à 350 000 eurosProjection conditionnelle de Renouvel ; fourchette seule, selon les taux votés localement

Méthode de projection : contrôle sur le passé et reconduction

La méthode de l’étude, arrêtée le 24 septembre 2026 avant tout calcul, prévoyait, outre une équation de taux d’intérêt, deux modèles, l’un pour les permis, l’autre pour les mises en chantier. Le premier explique les permis d’un mois par ceux des deux mois précédents et par la capacité d’emprunt des ménages, c’est-à-dire le montant qu’un ménage peut emprunter, trois mois plus tôt. Le second calcule les mises en chantier comme un flux engagé, c’est-à-dire des mises en chantier issues des permis déjà accordés, ici le même mois ou au cours des 18 mois précédents. Avant d’être publiés, ces modèles devaient faire mieux sur le passé qu’une règle simple, la reconduction, qui suppose que l’année projetée reproduit le cumul des douze derniers mois connus.

Le contrôle a appliqué les deux approches à chacune des années 2018 à 2025, avec les seuls mois connus au 27 septembre de l’année précédente, soit les permis et les mises en chantier jusqu’en juillet, pris dans leur version révisée d’aujourd’hui. Il mesure l’erreur absolue moyenne, c’est-à-dire la moyenne des écarts entre la projection et le réalisé, pris en valeur absolue et rapportés au réalisé. D’après nos calculs sur les données du SDES, elle atteint 26,9 % pour les permis projetés par le modèle et 20,3 % pour leur reconduction ; pour les mises en chantier, elle atteint 22,7 % et 19,4 %. La règle de choix fixée avant les calculs ne retient un modèle que si son erreur est strictement inférieure à celle de la reconduction : la projection de 2027 reconduit donc, pour les permis comme pour les mises en chantier, le cumul des douze derniers mois connus. Les modèles servent à estimer les mois de 2026 non publiés, à mesurer l’ajustement d’anticipation et à chiffrer les variantes de taux.

Les deux approches se sont le plus trompées en 2023 et en 2024, quand les permis ont chuté : d’après nos calculs, la reconduction les a alors surestimés de 66,1 % puis de 44,7 %. Pendant une reprise, elle prolonge au contraire un niveau dépassé : d’après les mêmes calculs, elle a sous-estimé les permis de 21,7 % en 2021. Sur les huit années contrôlées, le réalisé a été en moyenne inférieur à la reconduction de 7,3 % pour les permis et de 10,1 % pour les mises en chantier, d’après nos calculs ; ce biais est signalé sans être corrigé.

Les fourchettes de 2027 sont des intervalles empiriques de prévision à 80 %, construits sur les erreurs passées de la reconduction : si la méthode se trompe comme par le passé, chaque résultat a environ huit chances sur dix de tomber dans sa fourchette ; calculées sur peu d’années, ces fourchettes restent indicatives. D’après nos calculs, elles s’étendent d’environ 29 % de part et d’autre de la projection pour les permis et d’environ 27 % pour les mises en chantier. Celles de 2026, construites sur les erreurs passées de l’estimation de l’année en cours, sont plus étroites, sept mois de l’année étant déjà publiés. La note méthodologique présente le détail du contrôle sur le passé et des intervalles.

Permis de construire de maisons : estimation 2026 et projection 2027

Selon les données mensuelles du SDES, 97 073 permis ont été accordés d’août 2025 à juillet 2026, 24 % de plus que sur les douze mois précédents d’après nos calculs. Ce cumul sur douze mois avait atteint son point bas en février 2025, avec 74 549 permis, au terme de la crise de 2022 à 2025 : du sommet au creux, il a reculé de 57 %, d’après nos calculs sur les données du SDES. C’est la plus profonde des trois crises que l’étude mesure depuis 2006 ; l’article sur les crises de la construction de maisons individuelles en décrit les mécanismes, dont la hausse des taux et le recul du crédit.

Pour l’année 2026 entière, le modèle des permis complète les mois publiés par une estimation des cinq derniers mois. Selon le SDES, 59 896 permis ont été accordés de janvier à juillet 2026, 24 % de plus qu’un an plus tôt d’après nos calculs. Dans la projection conditionnelle de Renouvel, 102 000 permis seraient accordés sur l’ensemble de 2026 (fourchette de 94 000 à 110 000), après 85 558 en 2025 selon le SDES. Si la méthode se trompe comme par le passé, le résultat a environ huit chances sur dix de tomber dans cette fourchette ; calculée sur peu d’années, elle reste indicative.

Pour 2027, la projection reconduit d’abord le cumul des douze derniers mois connus : sans ajustement d’anticipation, elle s’établit à 97 000 permis (fourchette de 69 000 à 125 000), dans la projection conditionnelle de Renouvel. La projection centrale de Renouvel y ajoute le surcroît de permis lié à l’anticipation des échéances de la fin de 2027 et atteint 101 000 permis en 2027 (fourchette de 72 000 à 131 000). Si la méthode se trompe comme par le passé, chacun de ces résultats a environ huit chances sur dix de tomber dans sa fourchette ; calculées sur peu d’années, ces fourchettes restent indicatives. La projection est dite centrale parce qu’elle tient compte, à législation constante, de l’anticipation de la fin du PTZ et du palier 2028 de la RE2020, comme le prévoit la méthode ; la projection sans ajustement correspond à la variante d’ajustement nul.

Dans la projection centrale de Renouvel, les permis de 2027 (101 000, fourchette de 72 000 à 131 000) resteraient proches de leur estimation de 2026 (102 000, fourchette de 94 000 à 110 000). La fourchette de 2027 contient celle de 2026 : le sens de l’évolution des permis en 2027 reste incertain.

Mises en chantier de maisons : estimation 2026 et projection 2027

Selon les données mensuelles du SDES, 75 050 maisons ont été mises en chantier d’août 2025 à juillet 2026, 25 % de plus que sur les douze mois précédents d’après nos calculs. D’après nos calculs sur les mêmes données, le cumul sur douze mois des mises en chantier avait atteint son point bas en août 2025 (59 753), six mois après celui des permis, après un recul de 56 % depuis son sommet de mai 2022.

Les mises en chantier suivent les permis avec quelques mois de décalage. D’après l’estimation du modèle de l’étude sur les 36 derniers mois connus, d’août 2023 à juillet 2026, 82 % des permis donnent lieu à une mise en chantier dans les 18 mois qui suivent leur délivrance, avec un délai moyen de 4,6 mois pour ces démarrages : c’est le taux de conversion.

Selon le SDES, 49 137 maisons ont été mises en chantier de janvier à juillet 2026, 34 % de plus qu’un an plus tôt d’après nos calculs. Dans la projection conditionnelle de Renouvel, qui complète ces sept mois par une estimation des cinq suivants, 81 000 maisons seraient mises en chantier sur l’ensemble de 2026 (fourchette de 77 000 à 86 000), après 62 647 en 2025 selon le SDES. Si la méthode se trompe comme par le passé, le résultat a environ huit chances sur dix de tomber dans cette fourchette ; calculée sur peu d’années, elle reste indicative.

Pour 2027, la projection reconduit d’abord le cumul des douze derniers mois connus : sans ajustement d’anticipation, elle s’établit à 75 000 mises en chantier (fourchette de 55 000 à 96 000), dans la projection conditionnelle de Renouvel. L’ajustement d’anticipation y ajoute les démarrages de 2027 issus des permis supplémentaires du second semestre, environ 1 000 d’après nos calculs : la projection centrale de Renouvel atteint 76 000 mises en chantier en 2027 (fourchette de 55 000 à 97 000). Si la méthode se trompe comme par le passé, chacun de ces résultats a environ huit chances sur dix de tomber dans sa fourchette ; calculées sur peu d’années, ces fourchettes restent indicatives.

Dans la projection centrale de Renouvel, les mises en chantier de 2027 (76 000, fourchette de 55 000 à 97 000) seraient inférieures à leur estimation de 2026 (81 000, fourchette de 77 000 à 86 000), mais la fourchette de 2027 contient cette estimation : le sens de l’évolution reste incertain. L’écart tient en partie à la construction de la projection. Pendant une reprise, la reconduction prolonge le niveau des douze derniers mois connus, inférieur à celui de l’année en cours, sans prolonger la hausse.

Ajustement d’anticipation : fin du PTZ et palier 2028 de la RE2020

À législation constante, deux échéances se suivent à la fin de 2027. Le PTZ, qui finance depuis le 1er avril 2025 la construction de maisons neuves sur tout le territoire, ne s’applique plus aux offres de prêt émises après le 31 décembre 2027. Les maisons de France métropolitaine dont la demande de permis de construire est déposée à partir du 1er janvier 2028 relèvent du palier 2028 de la RE2020. Le calendrier du PTZ et du palier 2028 de la RE2020 détaille ces échéances et les annonces qui pourraient les modifier.

La projection centrale ajuste les permis de 2027 du surcroît observé avant l’entrée en vigueur de la RE2020, au 1er janvier 2022, l’un des deux précédents que la méthode prévoyait de mesurer. D’après nos calculs, les permis accordés de juillet à décembre 2021 ont dépassé la prévision du modèle des permis estimé sur les données antérieures, d’un excédent égal à 4 % du volume annuel. Le passage à la réglementation thermique RT2012, au 1er janvier 2013, n’est pas mesurable avec la même méthode, faute d’une série de taux d’intérêt assez ancienne pour estimer le modèle : l’ajustement repose sur ce seul précédent. Appliqué au cumul reconduit, il ajoute, d’après nos calculs, environ 4 000 permis de juillet à décembre 2027, dont environ 1 000 donneraient lieu à une mise en chantier avant la fin de l’année. Des deux variantes prévues par la méthode, l’ajustement nul donne la projection sans ajustement, et l’ajustement égal au plus fort des précédents se confond avec l’ajustement central.

Ce précédent comporte deux limites. La mesure ne compte que les permis accordés de juillet à décembre 2021 : elle ne saisit pas les demandes déposées avant l’échéance et accordées au début de 2022. L’échéance de 2022 comportait aussi deux exceptions liées aux contrats signés avant le 1er octobre 2021, prévues par l’article R. 172-1 du code de la construction et de l’habitation. Les projets ayant donné lieu, avant cette date, à la signature d’un contrat de construction de maison individuelle (CCMI) échappaient à la RE2020 sans condition de date de dépôt de la demande de permis. Ceux qui avaient donné lieu, avant la même date, à la signature d’un contrat de louage d’ouvrage y échappaient à condition que la demande de permis ou la déclaration préalable ait été déposée avant le 1er septembre 2022. Une partie de l’anticipation a donc pu passer par la signature de contrats, que la mesure fondée sur les permis ne distingue pas.

Pour le palier 2028, les textes consultés à la date de gel ne prévoient pas d’exception comparable. L’annexe de l’article R. 172-4 du code de la construction et de l’habitation est publiée par le ministère chargé de la construction dans sa version issue du décret n° 2026-200 du 18 mars 2026. Selon ce texte, les exigences de la RE2020 dépendent de l’année de dépôt de la demande de permis de construire ou de la déclaration préalable, sans exception liée à la signature d’un contrat. D’après les textes consultés, l’anticipation du palier 2028 passe donc par le dépôt des demandes avant le 1er janvier 2028. Le précédent de 2021 ne se transpose qu’imparfaitement : il peut sous-estimer le surcroît que provoquerait une échéance sans exception, et il peut aussi contenir d’autres facteurs de la demande de 2021, que le modèle des permis ne représente pas. La fin du PTZ, qui dépend de la date d’émission de l’offre de prêt, n’a pas de précédent mesuré par l’étude : selon l’Agence nationale pour l’information sur le logement (ANIL), les offres émises du 1er avril 2024 au 31 mars 2025 ne finançaient plus, sauf exceptions, la construction de maisons neuves ; l’échéance du 1er avril 2024, de même nature, ne figure pas parmi les précédents prévus par la méthode. L’ajustement reprend le surcroît mesuré, comme le prévoit la méthode, sans corriger ces écarts.

Les autres échéances n’entrent pas dans l’ajustement. La fin, au 31 décembre 2026, de l’exonération des dons familiaux affectés à l’achat d’un logement neuf ou en vente en l’état futur d’achèvement (VEFA) n’est pas ajustée, faute de précédent : elle reste un facteur d’incertitude, et l’exonération ne couvre pas la construction de sa résidence principale par le bénéficiaire. Le projet de loi de finances pour 2027 forme une variante non chiffrée : selon la presse spécialisée, son examen en Conseil des ministres était prévu le 1er octobre 2026, après la date de gel. Il en va de même de la prolongation du PTZ au-delà de 2027, annoncée le 23 septembre 2026 par le Premier ministre selon la même presse. L’élection présidentielle, dont les deux tours auront lieu le 18 avril et le 2 mai 2027, n’entre pas non plus dans la projection, qui ne comporte pas d’effet propre aux élections : d’après nos calculs, les permis ont reculé quatre fois et augmenté deux fois les six années d’élection présidentielle depuis 1995, un constat descriptif que détaille l’article sur les précédents.

Variantes de taux : permis et mises en chantier en 2027

Dans l’étude, le taux des crédits immobiliers désigne le taux moyen des crédits nouveaux à l’habitat publié par la Banque de France, hors renégociations. Selon la Banque de France, il atteignait 3,30 % en juillet 2026, un chiffre encore provisoire. Dans la projection conditionnelle de Renouvel, il atteindrait 4,0 % en moyenne en 2027, dans une fourchette de 3,5 % à 4,5 % qui correspond à des variantes de taux supérieurs ou inférieurs de 0,5 point. Selon l’équation estimée par l’étude, qui décrit des évolutions conjointes passées sans établir de lien de cause à effet, une hausse durable du rendement de l’obligation assimilable du Trésor (OAT) à 10 ans, titre de dette de l’État français, ne se transmet au taux des crédits immobiliers que progressivement. Dans la projection conditionnelle de Renouvel, le taux augmente encore en décembre 2027, à 4,2 % (plus ou moins 0,5 point dans les variantes), au niveau du pic de janvier 2024, 4,17 % selon la Banque de France. La projection du taux des crédits immobiliers en 2027 en présente les hypothèses, dont celle de taux longs retenue par la Banque de France pour 2027.

La projection centrale des permis et des mises en chantier ne dépend pas de ce taux : elle reconduit les volumes des douze derniers mois connus. Les variantes de taux, supérieurs ou inférieurs de 0,5 point à ceux de la projection, appliquent à la projection sans ajustement d’anticipation l’effet relatif que les modèles de l’étude associent à ces écarts. Leurs fourchettes ont la même largeur relative que celle de la projection : si la méthode se trompe comme par le passé, chaque résultat a environ huit chances sur dix de tomber dans sa fourchette ; calculées sur peu d’années, ces fourchettes restent indicatives.

Tableau. Variantes de taux des crédits immobiliers, projections conditionnelles de Renouvel appliquées à la projection sans ajustement d’anticipation ; fourchettes : intervalles empiriques de prévision à 80 %.

VariantePermis en 2027Mises en chantier en 2027
Taux supérieurs de 0,5 point96 000 (fourchette de 68 000 à 124 000)75 000 (fourchette de 54 000 à 95 000)
Taux de la projection97 000 (fourchette de 69 000 à 125 000)75 000 (fourchette de 55 000 à 96 000)
Taux inférieurs de 0,5 point98 000 (fourchette de 69 000 à 127 000)75 000 (fourchette de 55 000 à 96 000)

D’après nos calculs, un écart de 0,5 point sur le taux des crédits immobiliers modifie d’environ 1 000 les permis projetés pour 2027 et laisse les mises en chantier inchangées au millier près. Dans le modèle, la capacité d’emprunt n’agit sur les permis qu’avec trois mois de décalage, et sur les mises en chantier qu’à travers les permis. Son effet y est en outre mesuré avec une forte incertitude, d’après l’estimation de l’étude sur les données de 2013 à 2026 : les variantes de taux donnent un ordre de grandeur, sans mesurer la sensibilité du marché aux taux.

Ventes des constructeurs de maisons : évolution et rapport aux permis

Le Pôle Habitat FFB, organisation professionnelle qui regroupe notamment les constructeurs de maisons individuelles, publie chaque année les ventes de maisons neuves classées en « individuel diffus », à partir des données de Caron Marketing (Markemétron). Son dossier de presse présente des ventes brutes de logements neufs aux particuliers ; il ne définit pas cette catégorie et ne précise ni le moment où une vente est comptée, ni les constructeurs couverts ; sa carte régionale ne couvre que la France métropolitaine.

Selon l’actualité publiée par le Pôle Habitat FFB le 24 février 2026, 67 800 maisons classées en « individuel diffus » ont été vendues en 2025, 33,5 % de plus qu’en 2024 ; selon la même organisation, ce niveau reste inférieur de 42,1 % à la moyenne annuelle de 2006 à 2025 calculée par le Pôle Habitat FFB (117 125 ventes). Pendant la crise, les ventes ont reculé plus fortement que les permis : selon le Pôle Habitat FFB, elles sont passées de 139 600 en 2021 à 50 800 en 2024, quand les permis passaient de 160 435 à 74 690 selon le SDES.

D’après nos calculs, le rapport entre les ventes et les permis, c’est-à-dire le nombre de ventes pour un permis, est passé de 0,87 en 2021 à 0,61 en 2023, puis est remonté à 0,79 en 2025. Pour projeter les ventes, la méthode multiplie les permis projetés par la moyenne de ce rapport sur les cinq dernières années, à condition qu’il soit resté à moins de 10 % de cette moyenne ; d’après les mêmes calculs, il s’en est écarté jusqu’à 19,5 %. L’étude suit donc l’évolution des ventes à travers ce rapport, sans chiffrer celles de 2026 et de 2027. Une partie de l’écart entre les deux séries peut tenir à l’ordre des étapes : selon la Direction générale du Trésor (DG Trésor), la commande d’une maison à un constructeur précède en moyenne de trois à quatre mois le dépôt de la demande de permis. Il dépend aussi de leurs champs : les permis du SDES couvrent toutes les maisons en individuel pur autorisées en France hors Mayotte, quel que soit le maître d’œuvre, constructeur, architecte ou particulier. Il dépend enfin des annulations de ventes.

Prix d’une maison neuve en 2027 : terrain, bâti et taxe d’aménagement

L’enquête sur le prix des terrains et du bâti (EPTB) du SDES porte sur les permis de construire délivrés dans l’année à des particuliers pour une maison individuelle en secteur diffus, c’est-à-dire construite à leur initiative ; elle ne couvre pas les maisons construites par des promoteurs. Le coût total moyen d’un projet qu’elle mesure, retenu comme prix moyen d’une maison neuve, exclut les frais de notaire et d’agence, la taxe d’aménagement, la viabilisation et les aménagements extérieurs. Il ne décrit qu’une partie des projets : selon le SDES, pour 31 % des projets de maison autorisés en 2024, le terrain a été obtenu par succession ou par donation. Selon les publications régionales de l’enquête, les prix ne retiennent que les terrains achetés l’année du permis ou l’année suivante, toutes taxes comprises ; d’après ces publications, ces achats concernent 54,2 % des projets autorisés en 2024 en France métropolitaine. Ce champ ne couvre pas l’ensemble des terrains constructibles mis en vente.

L’étude projette séparément les deux composantes de ce prix. Selon le SDES, le prix moyen d’achat d’un terrain à bâtir s’élevait à 95 000 euros en 2024 ; dans la projection conditionnelle de Renouvel, il atteindrait 102 000 euros en 2027 (fourchette de 98 000 à 105 000 euros). L’article sur le prix des terrains à bâtir en 2027 détaille cette projection. Elle prolonge des relations statistiques passées, faibles et sans lien de cause à effet, entre le prix ou la surface des terrains et le nombre de permis ; pour 2027, elle retient les permis projetés sans ajustement d’anticipation. D’après le calcul de Renouvel, la part du bâti, que le SDES ne publie pas pour la France entière, s’élevait à 218 700 euros en 2024 : c’est la différence entre le coût total moyen d’un projet et le prix moyen d’achat du terrain. Elle suit l’évolution projetée du coût de construction d’une maison, c’est-à-dire du prix du bâti d’une maison payé par le ménage, hors terrain, au sens du SDES, à distinguer des coûts de production des entreprises mesurés par l’indice BT01 de l’INSEE. Cette évolution repose sur des relations estimées sur le passé entre le prix du bâti, l’indice BT01 et les prix de l’énergie, qui décrivent elles aussi des évolutions conjointes. Dans la projection conditionnelle de Renouvel, la part du bâti atteindrait 244 000 euros en 2027 (fourchette de 234 000 à 253 000 euros).

Composante20242027, projection conditionnelle de RenouvelFourchette 2027
Prix moyen d’achat d’un terrain à bâtir95 000 euros (SDES)102 000 euros98 000 à 105 000 euros
Part du bâti dans un projet avec achat du terrain218 700 euros (calcul Renouvel sur données du SDES)244 000 euros234 000 à 253 000 euros
Prix moyen d’une maison neuve, terrain compris313 700 euros (coût total moyen d’un projet, SDES)345 000 euros333 000 à 358 000 euros

Dans la projection conditionnelle de Renouvel, le prix moyen d’une maison neuve atteindrait ainsi 345 000 euros en 2027 (fourchette de 333 000 à 358 000 euros). Ce prix et sa fourchette additionnent, avant arrondi, ceux du terrain et du bâti, dont les fourchettes reprennent l’écart moyen observé par le passé entre un simple prolongement de tendance et le chiffre réalisé : elles ne mesurent ni une probabilité ni un intervalle de confiance. Les moyennes publiées par le SDES ne portent pas toutes sur les mêmes projets : selon la méthodologie de l’enquête, le coût moyen de construction des maisons, 225 500 euros en 2024 selon le SDES, couvre l’ensemble des maisons, avec ou sans achat du terrain, et ne s’additionne pas au prix moyen d’achat du terrain.

Au mètre carré de surface de plancher, le coût de construction atteindrait 2 130 euros en 2027 (fourchette de 2 050 à 2 220 euros) dans la projection conditionnelle de Renouvel, après 1 914 euros en 2024 selon le SDES. La projection n’ajoute aucun surcoût réglementaire. Aucune source officielle ne chiffre les surcoûts du palier 2025 de la RE2020, et le palier 2028 vise les demandes de permis déposées à partir du 1er janvier 2028 : les maisons dont le permis sera délivré en 2027, seules retenues par l’enquête du SDES pour cette année, auront fait l’objet de demandes déposées avant cette date. Les effets de la modulation des seuils de la RE2020 liée à la hauteur sous plafond, de la nouvelle carte des sols argileux et de la fin du gaz dans les logements neufs ne sont pas chiffrés. La projection ne modélise pas non plus d’effet propre ou additionnel du zéro artificialisation nette (ZAN) des sols, que les données publiques ne permettent pas d’isoler à la date de gel : les données de 2021 à 2024 sur lesquelles les relations du terrain sont estimées peuvent en contenir des effets, impossibles à isoler.

D’après nos calculs, le prix moyen d’une maison neuve atteindrait 346 000 euros en 2027 (fourchette de 334 000 à 359 000 euros) dans la variante où les prix de l’énergie suivraient en 2026 le scénario d’aggravation de la Banque mondiale. Selon la Banque mondiale, le prix du pétrole Brent pourrait atteindre 115 dollars en moyenne en 2026 dans ce scénario, contre 86 dollars dans son scénario central. L’écart reste faible : par construction, la variante ne modifie que les mois de 2026 non publiés à la date de gel.

La taxe d’aménagement, exclue du prix mesuré par le SDES, s’ajoute pour le ménage. D’après nos calculs, pour une maison de 118 mètres carrés de surface de plancher hors Île-de-France, surface moyenne des maisons de l’enquête du SDES en 2024, retenue faute de surface taxable publiée, elle serait comprise entre 600 et 4 600 euros en 2027 selon les taux votés par la commune et le département, hors majoration. Ajoutée au prix moyen d’une maison neuve, elle porterait le coût total pour le ménage entre 346 000 et 350 000 euros en 2027, pour le prix central de 345 000 euros (fourchette de 333 000 à 358 000 euros), dans la projection conditionnelle de Renouvel. Faute de taux moyen officiel, ce coût n’est donné qu’en fourchette. Il ne tient pas compte des exonérations facultatives que les collectivités locales peuvent décider, selon le ministère de l’Économie, notamment pour une résidence principale financée par un prêt à taux zéro, dans la limite de 50 % de sa surface au-delà des 100 premiers mètres carrés. Il n’ajoute ni la taxe d’archéologie préventive ni les dépenses que le SDES exclut du prix de la maison, comme la viabilisation et les aménagements extérieurs.

Le pouvoir d’achat immobilier, c’est-à-dire la capacité d’emprunt rapportée au prix moyen d’une maison neuve, terrain compris, situe ce prix par rapport aux revenus. L’article sur le pouvoir d’achat immobilier en 2027 le calcule pour un ménage type : un couple avec un enfant au niveau de vie médian, dont le revenu de 2024 est mesuré par l’INSEE en France métropolitaine. Dans la projection conditionnelle de Renouvel, ce ménage pourrait emprunter 275 000 euros en 2027 (fourchette de 261 000 à 290 000 euros), et son pouvoir d’achat immobilier serait de 0,80 (fourchette de 0,73 à 0,87), après 0,87 en 2024 d’après les calculs de Renouvel. La fourchette de la capacité d’emprunt correspond à des taux supérieurs ou inférieurs de 0,5 point ; selon la méthode de l’étude, celle du pouvoir d’achat immobilier associe le taux le plus élevé au prix haut et le taux le plus bas au prix bas, sans incertitude sur le revenu. D’après les calculs de Renouvel, la borne haute du pouvoir d’achat immobilier de 2027 égale son niveau de 2024. Un rapport inférieur à 1 signifie que l’emprunt seul ne couvre pas le prix moyen, sans compter l’apport personnel ni les aides comme le PTZ.

Ce calcul retient les plafonds de la norme du Haut Conseil de stabilité financière (HCSF), une durée de 25 ans et une mensualité de 35 % du revenu, avec un taux qui exclut l’assurance emprunteur. Selon le communiqué du HCSF du 15 septembre 2026, la durée moyenne des nouveaux crédits à l’habitat s’établit à 22,7 ans et leur taux d’effort moyen à 30,9 % en juin 2026. La norme comptant l’assurance dans le taux d’effort lorsqu’elle conditionne le crédit, le calcul majore la capacité d’emprunt par rapport au maximum que permet la norme, d’un montant que l’étude ne mesure pas. Le revenu retenu est en outre un revenu disponible, après impôts et prestations sociales, quand la norme rapporte les charges d’emprunt au revenu net avant impôt ; cet écart n’est pas mesuré non plus.

Prévisions publiées : FFB, Euroconstruct, Banque de France et Pôle Habitat FFB

La méthode prévoyait de comparer la projection aux prévisions publiées avant la date de gel par d’autres organismes, citées à leur source primaire. Aucune ne porte sur les maisons en individuel pur : la comparaison porte alors sur le sens de l’évolution et, quand c’est possible, sur son ordre de grandeur. Le tableau rassemble ces prévisions et leur comparaison avec l’étude. Les fourchettes des permis et des mises en chantier citées dans cette partie sont des intervalles empiriques de prévision à 80 % : si la méthode se trompe comme par le passé, chaque résultat a environ huit chances sur dix de tomber dans sa fourchette ; calculées sur peu d’années, ces fourchettes restent indicatives.

Organisme et publicationGrandeur prévuePrévisionComparaison avec l’étude
Fédération française du bâtiment (FFB), conférence de presse du 15 septembre 2026Mises en chantier de logements, toutes catégoriesUn peu moins de 300 000 en 2026 ; nouveau repli en 2027, sans chiffreMême sens que le chiffre central de la projection des mises en chantier de maisons pour 2027 ; sens incertain dans l’étude, sa fourchette de 2027 contenant l’estimation de 2026
Euroconstruct, communiqué de sa conférence du 5 juin 2026Production de la construction en France, en volume, toutes activités+1,1 % en 2026 ; +2,2 % en 20272026 : même sens que l’estimation des mises en chantier de maisons, autre ordre de grandeur (+34 % de janvier à juillet 2026 sur un an, calcul Renouvel) ; 2027 : sens opposé au chiffre central de la projection, dont la fourchette admet une hausse
Banque de France, projections du 15 septembre 2026Investissement des ménages, en volume-1,1 % en 2026 ; -0,1 % en 20272026 : sens opposé à l’estimation des mises en chantier ; 2027 : quasi-stabilité, que la fourchette de la projection admet
Président du Pôle Habitat FFB, entretien publié le 12 mars 2026 par un média spécialisé (source secondaire)Ventes de maisons en 2026, périmètre non précisé75 000 à 80 000Même sens que l’estimation des permis de 2026, si la prévision porte sur l’individuel diffus

Selon la FFB, les mises en chantier de logements, toutes catégories confondues, s’établiraient à un peu moins de 300 000 en 2026, et 2027 connaîtrait un nouveau repli, qu’elle ne chiffre pas. Dans la projection centrale de Renouvel, les mises en chantier de maisons en individuel pur atteindraient 76 000 en 2027 (fourchette de 55 000 à 97 000), sous leur estimation de 2026 (81 000, fourchette de 77 000 à 86 000). La prévision de la FFB et le chiffre central de la projection vont donc dans le même sens. Les deux ne portent pas sur la même grandeur, et la fourchette de 2027 de l’étude contient son estimation de 2026.

D’après les vérifications de l’étude, Euroconstruct ne publie en accès libre, pour la France, que l’évolution de la production de toute la construction. Selon le communiqué de sa conférence du 5 juin 2026, il prévoit une hausse de cette production, toutes activités confondues, de 1,1 % en 2026 et de 2,2 % en 2027, en volume, c’est-à-dire hors effet des prix. Pour 2026, cette prévision va dans le même sens que l’estimation des mises en chantier de maisons de Renouvel, avec un autre ordre de grandeur : d’après nos calculs, celles de janvier à juillet 2026 dépassent de 34 % celles de la même période de 2025. Pour 2027, elle va dans le sens opposé à la projection centrale de Renouvel, dans laquelle les mises en chantier de maisons passeraient de 81 000 en 2026 (fourchette de 77 000 à 86 000) à 76 000 en 2027 (fourchette de 55 000 à 97 000) ; cette dernière fourchette admet toutefois une hausse. Ces écarts peuvent tenir à la grandeur prévue, qui couvre toute la construction, au-delà des maisons neuves. La prévision a aussi été publiée avant les hausses des taux directeurs de la Banque centrale européenne (BCE), décidées le 11 juin et le 10 septembre 2026.

Dans ses projections du 15 septembre 2026, publiées sans fourchette, la Banque de France prévoit un recul de l’investissement des ménages en volume de 1,1 % en 2026, puis de 0,1 % en 2027. Cette grandeur ne se limite pas à la construction de maisons, et elle mesure une dépense, quand l’étude compte des maisons autorisées ou commencées. Pour 2026, elle va dans le sens opposé à l’estimation de Renouvel, une projection conditionnelle qui compte 81 000 mises en chantier de maisons (fourchette de 77 000 à 86 000), après 62 647 en 2025 selon le SDES. L’écart peut aussi tenir à la durée des chantiers : selon la DG Trésor, les travaux durent en moyenne deux ans pour l’ensemble des logements neufs, maisons et immeubles, si bien que la dépense d’une année porte aussi sur des chantiers ouverts les années précédentes, au plus bas de la crise. Pour 2027, la Banque de France prévoit une quasi-stabilité ; dans la projection centrale de Renouvel, les mises en chantier de maisons seraient inférieures à leur estimation de 2026, mais leur fourchette de 2027 admet aussi la stabilité.

Le président du Pôle Habitat FFB prévoyait, dans un entretien publié le 12 mars 2026 par un média spécialisé, source secondaire, entre 75 000 et 80 000 ventes de maisons en 2026, sans en préciser le périmètre. D’après les vérifications de l’étude, ni le dossier de presse du Pôle Habitat FFB du 24 février 2026 ni ses actualités publiées ensuite, jusqu’à la date de gel, ne contiennent de prévision chiffrée. L’étude n’estimant pas les ventes, la comparaison porte sur le sens. Si la prévision porte sur l’individuel diffus, comme la série suivie par le Pôle Habitat FFB, elle correspond à une hausse par rapport aux 67 800 ventes de 2025 selon cette organisation. Dans ce cas, elle va dans le même sens que l’estimation de Renouvel pour 2026, 102 000 permis (fourchette de 94 000 à 110 000), en hausse par rapport aux 85 558 permis de 2025 selon le SDES.

À la date de gel, il n’existait aucune prévision du taux des crédits immobiliers pour 2027 d’un organisme identifié en dehors des courtiers en crédit, que la méthode ne retient pas. L’article sur les prévisions de taux des crédits immobiliers situe la projection de l’étude par rapport à l’hypothèse de taux longs de la Banque de France.

Lecture d’ensemble : ce qui soutient et ce qui freine la construction de maisons en 2027

Rapprochés les uns des autres, les résultats de l’étude font apparaître des facteurs de sens opposés pour 2027. La projection centrale des permis et des mises en chantier reconduit le niveau des douze derniers mois connus, d’août 2025 à juillet 2026, reprise comprise : hors ajustement d’anticipation, elle ne tient compte d’aucune évolution de ces facteurs après juillet 2026. Cette partie les situe à côté de la projection, d’après les résultats, les données et les mécanismes présentés dans les articles de l’étude, sans en mesurer l’effet net.

Ce qui soutient les volumes. La reprise est engagée : d’après nos calculs sur les données du SDES, les permis d’août 2025 à juillet 2026 dépassent de 24 % ceux des douze mois précédents, et les mises en chantier de 25 %. Elle fait suite à une crise au cours de laquelle le cumul des permis sur douze mois a reculé de 57 % de mars 2022 à février 2025, d’après les mêmes calculs. Elle coïncide avec deux évolutions : selon la Banque de France, le taux des crédits immobiliers est revenu de 4,17 % en janvier 2024 à 3,30 % en décembre 2024, et selon l’ANIL, le PTZ finance de nouveau la construction de maisons neuves sur tout le territoire depuis le 1er avril 2025. L’étude ne mesure pas l’effet propre de chacune. Les ventes des constructeurs ont accompagné cette reprise : selon l’actualité publiée par le Pôle Habitat FFB le 24 février 2026, elles ont augmenté de 33,5 % en 2025. Enfin, d’après nos calculs, l’anticipation de la fin du PTZ et du palier 2028 de la RE2020 ajouterait environ 4 000 permis au second semestre de 2027. Selon la méthode, les demandes déposées juste avant ces échéances mais accordées après, puis le creux des permis qui suit ce surcroît, relèvent de 2028.

Ce qui pèse sur les volumes. Dans la projection conditionnelle de Renouvel, le taux des crédits immobiliers atteindrait 4,0 % en moyenne en 2027 (fourchette de 3,5 % à 4,5 %), après 3,30 % en juillet 2026 selon la Banque de France, un chiffre provisoire. Dans l’équation de l’étude, qui décrit des évolutions conjointes passées sans lien de cause à effet, le taux des crédits immobiliers comble chaque mois une petite partie de l’écart qui le sépare du niveau associé au rendement de l’OAT à 10 ans ; cet écart existait déjà en juillet 2026, et la hausse de l’OAT de juin à septembre 2026 l’a accru. La BCE a par ailleurs relevé ses taux directeurs le 11 juin et le 10 septembre 2026. D’après la même équation, une OAT restée à son niveau de septembre 2026 donnerait des taux plus élevés que le taux projeté. Dans la projection conditionnelle de Renouvel, le taux de décembre 2027 (4,2 %, plus ou moins 0,5 point dans les variantes) se situerait au niveau du pic de janvier 2024, 4,17 % selon la Banque de France. Dans la projection conditionnelle de Renouvel, la capacité d’emprunt d’un couple avec un enfant au niveau de vie médian en France métropolitaine atteindrait 275 000 euros en 2027 (fourchette de 261 000 à 290 000 euros), après 292 000 euros en 2025 d’après les calculs de Renouvel, quand le prix moyen d’une maison neuve atteindrait 345 000 euros (fourchette de 333 000 à 358 000 euros). Le pouvoir d’achat immobilier de ce ménage, de 0,87 en 2024 d’après les calculs de Renouvel, passerait à 0,80 en 2027 dans la même projection (fourchette de 0,73 à 0,87) : l’emprunt seul couvrirait une part plus faible du prix, le reste relevant de l’apport personnel ou d’aides comme le PTZ. Dans cette projection, la capacité d’emprunt de 2027 resterait proche de son niveau de 2024, 274 000 euros d’après les calculs de Renouvel : le recul du pouvoir d’achat immobilier entre ces deux années tient à la hausse du prix projeté. Ces fourchettes, issues des variantes de taux ou dérivées d’autres fourchettes, ne mesurent ni une probabilité ni un intervalle de confiance. Selon l’enquête de la BCE sur la distribution du crédit, les banques interrogées en France font état, en pourcentage net, d’un durcissement de leurs critères d’octroi des prêts au logement au deuxième trimestre 2026 et d’une baisse de la demande. Dans son communiqué du 15 septembre 2026, le HCSF constate pour sa part que la production de nouveaux crédits à l’habitat « demeure stable » et que les conditions d’octroi « restent saines ». Côté coûts, la nouvelle carte des sols argileux et la fin du gaz dans les logements neufs touchent une partie des maisons de 2027, sans que l’étude chiffre les surcoûts qu’elles peuvent entraîner, tandis que la modulation des seuils de la RE2020 liée à la hauteur sous plafond assouplit l’exigence pour les maisons concernées. Côté terrains, les schémas de cohérence territoriale (SCoT) modifiés pour intégrer la trajectoire du ZAN doivent entrer en vigueur avant le 22 février 2027 ; à défaut, les ouvertures à l’urbanisation sont suspendues jusqu’à leur entrée en vigueur. Les données publiques disponibles à la date de gel ne permettent pas d’isoler un effet du ZAN sur le prix ou la surface des terrains à bâtir, et la proposition de loi TRACE sur la trajectoire de réduction de l’artificialisation, non adoptée, reporterait cette échéance.

Ce qui reste incertain. Ces facteurs ne s’additionnent pas simplement, et l’étude n’en mesure pas l’effet net. Dans son modèle des permis, l’effet de la capacité d’emprunt est mesuré avec une forte incertitude : d’après nos calculs, un écart de 0,5 point sur le taux modifie d’environ 1 000 les permis projetés pour 2027. Dans la projection centrale de Renouvel, les permis de 2027 (101 000, fourchette de 72 000 à 131 000) resteraient proches de leur estimation de 2026 (102 000, fourchette de 94 000 à 110 000), dont la fourchette est contenue dans celle de 2027 : le sens de l’évolution reste incertain. Si la méthode se trompe comme par le passé, chacun de ces résultats a environ huit chances sur dix de tomber dans sa fourchette ; calculées sur peu d’années, ces fourchettes restent indicatives. Les indicateurs sur l’emploi et la confiance des ménages divergent : selon l’INSEE, la confiance des ménages de France métropolitaine reste en septembre 2026 au-dessous de sa moyenne de longue période, et dans ses projections du 15 septembre 2026, publiées sans fourchette, la Banque de France prévoit un taux de chômage de 8,3 % en moyenne en 2026 et en 2027 et un redressement de l’emploi total en 2027. L’étude n’utilise ni l’emploi ni la confiance des ménages dans ses calculs. Plusieurs mesures en discussion à la date de gel pourraient aussi peser, dans un sens ou dans l’autre. La prolongation du PTZ au-delà de 2027, annoncée le 23 septembre 2026 par le Premier ministre selon la presse spécialisée, modifierait l’une des deux échéances qui fondent l’ajustement d’anticipation ; le projet de loi visant la relance et la décentralisation du logement (projet de loi Relance) et la proposition de loi TRACE pourraient modifier l’offre de terrains. L’exonération des dons familiaux pour le neuf, qui prend fin le 31 décembre 2026, porte sur l’achat d’un logement neuf ou en VEFA : les ménages qui font construire en CCMI n’en bénéficient pas, avant comme après cette date. Faute de précédent, l’étude n’ajuste pas sa projection pour cette échéance. La projection ne comporte pas non plus d’effet propre à l’élection présidentielle d’avril et de mai 2027.

Tableau. Facteurs de la construction de maisons en 2027 : sens, donnée ou résultat et statut.

FacteurSens pour 2027Donnée ou résultatStatut
Reprise des permis, des mises en chantier et des ventesSoutienPermis +24 % et mises en chantier +25 % sur douze mois à fin juillet 2026 ; ventes +33,5 % en 2025Calcul Renouvel sur données du SDES ; donnée observée (actualité du Pôle Habitat FFB du 24 février 2026)
Anticipation de la fin du PTZ et du palier 2028 de la RE2020Soutien au second semestreEnviron 4 000 permis et 1 000 mises en chantier de plus en 2027Calcul Renouvel, sur le seul précédent de 2021
PTZ de nouveau ouvert aux maisons neuves depuis le 1er avril 2025SoutienEffet propre non mesuréRègle en vigueur (ANIL)
Taux des crédits immobiliersFrein4,0 % en moyenne en 2027 (3,5 % à 4,5 %) ; environ 1 000 permis pour un écart de 0,5 pointProjection conditionnelle de Renouvel ; effet mesuré avec une forte incertitude
Pouvoir d’achat immobilier du ménage typeFrein0,80 en 2027 (0,73 à 0,87), après 0,87 en 2024 ; recul qui tient à la hausse du prix projetéCalcul et projection conditionnelle de Renouvel
Critères d’octroi des créditsFrein possibleDurcissement net signalé par les banques en France au deuxième trimestre 2026 ; production de crédits à l’habitat stable et conditions d’octroi saines selon le HCSFEnquête de la BCE ; communiqué du HCSF
Nouvelle carte des sols argileux et fin du gaz dans le neufFrein possible, par les coûtsSurcoûts non chiffrésCarte en vigueur depuis le 1er juillet 2026 ; décret n° 2026-863 du 12 septembre 2026 sur le gaz, applicable aux demandes de permis déposées à partir du 1er janvier 2027
Modulation des seuils de la RE2020 liée à la hauteur sous plafondSoutien possible, par les coûtsEffet non chiffréDécret n° 2026-200 du 18 mars 2026, applicable aux demandes de permis déposées depuis le 1er juillet 2026
Échéance du ZAN pour les SCoT, le 22 février 2027Frein possible, par l’offre de terrainsAucun effet du ZAN isolable sur le prix ou la surface des terrainsÉchéance fixée par la loi ; report proposé par la proposition de loi TRACE, non adoptée
Emploi et confiance des ménagesIncertainConfiance des ménages de France métropolitaine au-dessous de sa moyenne de longue période en septembre 2026 ; chômage de 8,3 % en 2026 et en 2027, emploi en redressement en 2027Donnée observée (INSEE) ; prévision de la Banque de France, sans fourchette ; non utilisées dans les calculs
Mesures en discussion (prolongation du PTZ, projet de loi Relance, proposition de loi TRACE)IncertainVariantes non chiffréesAnnonce et textes non adoptés à la date de gel
Fin de l’exonération des dons familiaux pour le neuf, le 31 décembre 2026Incertain ; sans objet pour les ménages en CCMINon ajustée, faute de précédentÉchéance fixée par la loi de finances pour 2025
Élection présidentielle de 2027IncertainQuatre baisses et deux hausses des permis les six années d’élection présidentielle depuis 1995Constat descriptif, calcul Renouvel

Les résultats mensuels du SDES, les taux publiés chaque mois par la Banque de France et le sort réservé au PTZ dans la loi de finances pour 2027 renseigneront sur les volumes et sur ces facteurs.

Glossaire

  • Ajustement d’anticipation : surcroît de permis ajouté au second semestre de 2027 pour tenir compte de l’anticipation de la fin du PTZ et du palier 2028 de la RE2020, mesuré sur le précédent de l’entrée en vigueur de la RE2020 ; il entre dans la projection centrale.
  • Biais moyen : moyenne, sur les années contrôlées, des rapports entre le réalisé et la projection, moins 1 ; un biais négatif signifie que la projection a, en moyenne, dépassé le réalisé.
  • Capacité d’emprunt : montant qu’un ménage peut emprunter ; dans l’étude, montant remboursable en 25 ans avec une mensualité égale à 35 % du revenu disponible, au taux des crédits immobiliers.
  • CCMI : contrat de construction de maison individuelle, par lequel un constructeur bâtit une maison sur le terrain de son client, qui en est le maître d’ouvrage.
  • Coût de construction : dans l’étude, prix du bâti d’une maison payé par le ménage, hors terrain, au sens du SDES, à distinguer des coûts de production des entreprises mesurés par l’indice BT01.
  • Coût total pour le ménage : prix moyen d’une maison neuve augmenté de la taxe d’aménagement, donné en fourchette selon les taux votés localement.
  • Cumul sur douze mois : somme des valeurs mensuelles des douze mois qui s’achèvent au mois considéré.
  • Date de gel : date après laquelle aucune donnée ni aucun texte nouveau n’est pris en compte dans l’étude, fixée au 27 septembre 2026.
  • Erreur absolue moyenne : moyenne, sur les années contrôlées, des écarts entre la projection et le réalisé, pris en valeur absolue et rapportés au réalisé.
  • Flux engagé : mises en chantier issues des permis déjà accordés.
  • Individuel groupé : selon l’INSEE, maison issue d’une opération de construction qui comporte plusieurs logements individuels, ou un seul logement individuel avec des locaux.
  • Individuel pur : selon l’INSEE, maison issue d’une opération de construction qui ne comporte qu’un seul logement.
  • Intervalle empirique de prévision à 80 % : fourchette des permis et des mises en chantier, construite sur les erreurs passées de la méthode retenue ; si la méthode se trompe comme par le passé, le résultat a environ huit chances sur dix d’y tomber ; calculé sur peu d’années, il reste indicatif.
  • Législation constante : hypothèse selon laquelle le droit en vigueur à la date de gel s’applique sans modification sur toute la période étudiée.
  • Mises en chantier : logements individuels purs dont le chantier a été déclaré ouvert.
  • OAT à 10 ans : obligation assimilable du Trésor, titre de dette de l’État français, ici d’une durée de dix ans ; l’étude en mesure le rendement par le taux de l’échéance constante à 10 ans publié par la Banque de France.
  • Permis : dans l’étude, logements individuels purs autorisés ; en individuel pur, un permis correspond à une maison.
  • Pourcentage net : dans l’enquête sur la distribution du crédit bancaire, écart entre la part des banques signalant un durcissement (ou une hausse de la demande) et la part de celles signalant un assouplissement (ou une baisse).
  • Pouvoir d’achat immobilier : capacité d’emprunt rapportée au prix moyen d’une maison neuve, terrain compris.
  • Prix moyen d’une maison neuve : dans l’étude, coût total moyen d’un projet de maison individuelle avec achat du terrain, au sens de l’enquête du SDES ; il exclut notamment les frais de notaire et d’agence, la taxe d’aménagement, la viabilisation et les aménagements extérieurs.
  • Projection centrale : projection conditionnelle qui applique la législation constante, sans variante ; pour les permis et les mises en chantier de 2027, elle comprend l’ajustement d’anticipation. Les variantes sont présentées à côté d’elle.
  • Projection conditionnelle : projection qui ne vaut que si ses hypothèses se réalisent, notamment la législation constante.
  • PTZ : prêt à taux zéro, prêt sans intérêt accordé sous conditions de ressources pour l’achat ou la construction de la résidence principale d’un ménage qui n’en a pas été propriétaire au cours des deux années précédentes.
  • RE2020 : réglementation environnementale des bâtiments neufs, applicable en France métropolitaine aux maisons individuelles depuis 2022, dont les seuils se renforcent par paliers (2025, 2028, 2031).
  • Reconduction : règle de projection qui suppose que l’année projetée reproduit le cumul des douze derniers mois connus.
  • Secteur diffus : dans l’enquête du SDES, construction d’une maison individuelle à l’initiative d’un particulier ; le Pôle Habitat FFB classe ses ventes en « individuel diffus », catégorie que son dossier de presse ne définit pas.
  • Taux de conversion : part des permis qui donnent lieu à une mise en chantier dans les 18 mois suivant leur délivrance, estimée par le modèle de l’étude.
  • Taux d’effort : rapport entre les charges d’emprunt, assurance emprunteur comprise lorsqu’elle conditionne le crédit, et le revenu net avant impôt de l’emprunteur.
  • Taux des crédits immobiliers : dans l’étude, taux moyen des crédits nouveaux à l’habitat publié par la Banque de France, hors renégociations.
  • Taux directeurs : taux fixés par la BCE pour les opérations des banques avec la banque centrale (facilité de dépôt, opérations principales de refinancement, facilité de prêt marginal).
  • Taxe d’aménagement : taxe due pour la construction d’une maison, calculée sur la surface taxable, une valeur forfaitaire au mètre carré et les taux votés par la commune, le département et, en Île-de-France, la région.
  • Variante : projection obtenue en modifiant une ou plusieurs hypothèses de la projection centrale, présentée à côté d’elle sans s’y mêler ; les variantes de taux s’appliquent à la projection sans ajustement d’anticipation.
  • VEFA : vente en l’état futur d’achèvement, par laquelle un particulier achète un logement à construire à un vendeur qui en est le maître d’ouvrage.
  • ZAN : zéro artificialisation nette, objectif fixé pour 2050 par la loi Climat et résilience.

Méthode et limites

Les chiffres calculés de cet article viennent du fichier de résultats commun de l’étude, établi lors du calcul définitif selon une méthode arrêtée le 24 septembre 2026, précisée le 26 septembre et modifiée le 27 septembre, après un essai sur les données réelles ; ils sont repris ici tels quels. Le contrôle sur le passé coupé en août, que prévoyaient les premières versions de la méthode, conduit au même choix de la reconduction. Les données sont arrêtées au 27 septembre 2026, date de gel commune aux huit pages de l’étude : les résultats du SDES à fin août 2026, publiés le 29 septembre, ne sont pas utilisés. Les prévisions d’autres organismes comparées à la projection sont citées à leur source primaire, sauf celle du Pôle Habitat FFB, connue par une source secondaire. Les limites propres à cet article sont les suivantes.

  • Hors ajustement d’anticipation, la projection des permis et des mises en chantier reconduit le cumul des douze derniers mois connus : elle ne représente aucun mécanisme et ne réagit, d’ici 2027, ni aux taux, ni aux revenus, ni aux prix. Pendant une reprise, elle prolonge un niveau inférieur à celui de l’année en cours.
  • Les fourchettes des permis et des mises en chantier sont des intervalles empiriques de prévision à 80 %, construits selon la méthode de l’étude sur huit années d’erreurs passées, de 2018 à 2025 pour 2027 et de 2017 à 2024 pour l’estimation de 2026 : leur largeur est elle-même incertaine, et les erreurs passées ne reflètent pas nécessairement l’incertitude propre à 2026 et à 2027. Le biais moyen de ces erreurs est signalé sans être corrigé. La fourchette de la projection centrale reprend la largeur relative de celle de la reconduction, sans l’incertitude propre à l’ajustement d’anticipation.
  • Le contrôle sur le passé utilise les données dans leur version révisée d’aujourd’hui, sans reconstituer celles publiées à l’époque : la précision des deux approches peut être surestimée. Le taux et le revenu de l’année projetée y sont prolongés par une règle simple, alors que l’estimation de 2026 et les variantes utilisent les hypothèses de la Banque de France : les erreurs passées ne reflètent pas exactement celles de l’estimation de 2026 et des variantes.
  • Les permis et, surtout, les mises en chantier des derniers mois sont des estimations du SDES, révisées chaque mois, sur le champ de la France hors Mayotte ; la reconduction en dépend directement.
  • L’ajustement d’anticipation repose sur un seul précédent, l’entrée en vigueur de la RE2020, celui de la RT2012 n’étant pas mesurable ; le palier 2025 de la RE2020, de même nature que celui de 2028, ne figure pas parmi les précédents prévus par la méthode. La mesure du précédent de 2021 ne compte que les permis accordés de juillet à décembre 2021, ne distingue pas les projets exemptés par un contrat signé avant le 1er octobre 2021 et peut contenir d’autres facteurs de la demande de 2021. Le précédent est mesuré, et l’ajustement appliqué, sur les permis de France hors Mayotte, alors que la RE2020 ne s’applique qu’en France métropolitaine. Le palier 2028 ne comportant pas d’exception comparable dans les textes consultés, le précédent ne se transpose qu’imparfaitement ; la version consolidée de l’article R. 172-1, qui portait les exceptions de 2022, n’a pas pu être consultée sur Légifrance. La fin du PTZ, qui dépend de la date d’émission de l’offre de prêt, n’a pas de précédent mesuré : selon l’ANIL, les offres émises du 1er avril 2024 au 31 mars 2025 ne finançaient plus, sauf exceptions, la construction de maisons neuves ; l’échéance du 1er avril 2024, de même nature, ne figure pas parmi les précédents prévus par la méthode.
  • Le taux de conversion des permis en mises en chantier, estimé d’août 2023 à juillet 2026, est supposé stable. La validité des autorisations d’urbanisme, portée à quatre ans pour celles délivrées du 1er janvier 2021 au 27 mai 2022 et à cinq ans pour celles délivrées du 28 mai 2022 au 28 mai 2024, a pu allonger une partie des délais de la période d’estimation. Les démarrages intervenant plus de 18 mois après le permis ne sont pas mesurés.
  • Dans le modèle des permis, l’effet de la capacité d’emprunt est mesuré avec une forte incertitude : les variantes de taux donnent un ordre de grandeur. L’estimation de 2026, ces variantes et la capacité d’emprunt de 2027 reposent sur un revenu projeté à partir de la masse salariale réelle publiée par la Banque de France, retenue parce que ses projections de septembre 2026 ne donnent pas le pouvoir d’achat du revenu disponible brut. Cette série porte sur la masse des salaires, quand le revenu disponible brut par unité de consommation comprend aussi les prestations sociales et les revenus du patrimoine ; la note méthodologique déclare cette exception à la méthode.
  • La capacité d’emprunt applique au prêt de 25 ans du ménage type le taux moyen de l’ensemble des crédits nouveaux à l’habitat, sans correction selon la durée du prêt. Le revenu du ménage type porte sur la France métropolitaine, quand le prix de référence couvre aussi les départements et régions d’outre-mer, qui regroupent 2,9 % des terrains achetés pris en compte par l’enquête en 2024 selon le SDES.
  • Les ventes des constructeurs ne sont pas projetées ; leur série et celle des permis n’ont pas le même champ.
  • Le prix moyen d’une maison neuve prolonge des relations statistiques passées, sans lien de cause à effet, estimées sur des séries annuelles courtes ; les fourchettes du terrain et du bâti reprennent l’erreur passée d’un simple prolongement de tendance, celle du prix en additionne les bornes, et aucune ne tient compte de l’incertitude sur les permis. La projection du terrain retient pour 2027 les permis sans ajustement d’anticipation. Le prix porte sur les projets de maison en secteur diffus avec achat du terrain. Ses niveaux de 2024, point de départ de la projection, seront révisés avec les résultats de 2025 ; selon le SDES, ceux de 2023 l’ont été d’au plus 0,9 %.
  • La publication nationale de l’enquête du SDES décrit les terrains du prix de 2024 comme achetés en 2024, quand ses publications régionales, dont les chiffres concordent, retiennent les terrains achetés l’année du permis ou l’année suivante : l’écart de formulation est signalé sans pouvoir être expliqué.
  • La projection du prix n’ajoute aucun surcoût réglementaire postérieur à 2024, ne chiffre pas les effets de la modulation des seuils de la RE2020 liée à la hauteur sous plafond, de la nouvelle carte des sols argileux et de la fin du gaz dans les logements neufs, et ne modélise aucun effet propre ou additionnel du ZAN ; les données de 2021 à 2024 sur lesquelles les relations du terrain sont estimées peuvent contenir des effets du ZAN, impossibles à isoler. D’après nos calculs, la relation estimée de 2011 à 2024 implique, à indice BT01 stable, une hausse du prix du bâti d’environ 2 % par an. Cette hausse propre peut contenir une partie des surcoûts réglementaires passés et de l’évolution des marges et du prix des assurances, que le BT01 ne suit pas : y ajouter des surcoûts pourrait en compter une partie deux fois. L’indice de l’énergie de la Banque mondiale, qui sert à projeter le BT01, est exprimé en dollars courants, sans distinction des variations du taux de change de l’euro.
  • Le coût total pour le ménage calcule la taxe d’aménagement sur la surface de plancher moyenne, faute de surface taxable publiée, entre les bornes légales des taux hors Île-de-France ; il exclut la majoration, les exonérations facultatives, la taxe d’archéologie préventive, la viabilisation et les aménagements extérieurs.
  • La lecture d’ensemble rapproche des résultats de l’étude, des données citées par ses articles et des mécanismes qu’ils documentent ; elle ne mesure pas l’effet net des facteurs, dont seuls l’ajustement d’anticipation et l’effet d’un écart de taux sont chiffrés.
  • Les prévisions publiées ne portent pas sur les mêmes grandeurs que l’étude : leur comparaison porte sur le sens de l’évolution et, quand c’est possible, sur son ordre de grandeur. La prévision de ventes du Pôle Habitat FFB n’est connue que par un entretien publié dans la presse spécialisée, sans périmètre précisé.
  • La projection centrale applique la législation constante : la prolongation du PTZ annoncée le 23 septembre 2026, les autres mesures du projet de loi de finances pour 2027, le projet de loi visant la relance et la décentralisation du logement (projet de loi Relance) et la proposition de loi TRACE sur la trajectoire de réduction de l’artificialisation forment des variantes non chiffrées, et la fin de l’exonération des dons familiaux pour le neuf n’est pas ajustée. La projection ne comporte pas d’effet propre à l’élection présidentielle de 2027.

Les textes et les données peuvent évoluer après la date de gel ; la page publiée est archivée le jour de sa publication, pour que la comparaison avec le réalisé, à partir du début de 2028, porte sur cette version. La méthode commune de l’étude, ses hypothèses et l’ensemble de ses limites sont détaillées dans la note méthodologique.

Renouvel commercialise des applications destinées notamment aux constructeurs de maisons individuelles ; aucun résultat de cette étude n’en dépend.

Dans la projection centrale de Renouvel, à législation constante, 101 000 permis seraient accordés en 2027 (fourchette de 72 000 à 131 000) et 76 000 maisons mises en chantier (fourchette de 55 000 à 97 000), après une reprise engagée en 2025. Si la méthode se trompe comme par le passé, chacun de ces résultats a environ huit chances sur dix de tomber dans sa fourchette ; calculées sur peu d’années, ces fourchettes restent indicatives. Ces projections reconduisent les volumes des douze derniers mois connus, une règle qui s’est moins trompée sur le passé que les modèles de l’étude, et y ajoutent l’anticipation de la fin du PTZ et du palier 2028 de la RE2020. Dans la projection conditionnelle de Renouvel, le prix moyen d’une maison neuve, terrain compris, atteindrait 345 000 euros en 2027 (fourchette de 333 000 à 358 000 euros). Pour les constructeurs, la présentation des maisons et de leurs options aux ménages, avant la signature du contrat, fait l’objet du guide du configurateur de maison en 3D.

Citer l’étude. Les chiffres de cet article peuvent être repris dans vos analyses avec la mention « Renouvel, étude Marché de la maison individuelle : prévisions 2027, données arrêtées au 27 septembre 2026 ». La note méthodologique de l’étude en précise les sources, la méthode et les limites.

Questions fréquentes

Combien de maisons seront mises en chantier en France en 2027 ?

Dans la projection centrale de l’étude Renouvel, arrêtée au 27 septembre 2026, 76 000 maisons en individuel pur seraient mises en chantier en 2027, dans une fourchette de 55 000 à 97 000. Si la méthode se trompe comme par le passé, le résultat a environ huit chances sur dix de tomber dans cette fourchette ; calculée sur peu d’années, elle reste indicative. Sans l’ajustement qui tient compte de l’anticipation de la fin du PTZ et du palier 2028 de la RE2020, la projection conditionnelle de Renouvel est de 75 000 mises en chantier (fourchette de 55 000 à 96 000). Selon les données mensuelles du SDES, 75 050 maisons ont été mises en chantier d’août 2025 à juillet 2026. Ces chiffres ne comptent que l’individuel pur : les totaux de logements individuels de l’INSEE, qui ajoutent l’individuel groupé, sont plus élevés.

Combien de permis de construire de maisons en 2026 et en 2027 ?

Selon le SDES, 59 896 permis de construire de maisons en individuel pur ont été accordés de janvier à juillet 2026. Dans la projection conditionnelle de Renouvel, l’année 2026 en compterait 102 000 (fourchette de 94 000 à 110 000). Pour 2027, la projection centrale de Renouvel atteint 101 000 permis (fourchette de 72 000 à 131 000). Elle reconduit le cumul d’août 2025 à juillet 2026, soit 97 000 permis sans ajustement (fourchette de 69 000 à 125 000), et y ajoute d’après nos calculs environ 4 000 permis pour tenir compte de l’anticipation de la fin du PTZ et du palier 2028 de la RE2020. Si la méthode se trompe comme par le passé, chacun de ces résultats a environ huit chances sur dix de tomber dans sa fourchette ; calculées sur peu d’années, ces fourchettes restent indicatives.

La construction de maisons individuelles va-t-elle continuer de remonter en 2027 ?

L’étude ne permet pas de l’établir. Selon les données mensuelles du SDES, les permis et les mises en chantier remontent depuis leurs points bas de 2025 : d’août 2025 à juillet 2026, ils dépassent de 24 % et de 25 % les douze mois précédents, d’après nos calculs. Dans la projection centrale de Renouvel, les permis de 2027 (101 000, fourchette de 72 000 à 131 000) resteraient proches de leur estimation de 2026 (102 000, fourchette de 94 000 à 110 000). Dans la même projection, les mises en chantier de 2027 (76 000, fourchette de 55 000 à 97 000) seraient inférieures à leur estimation de 2026 (81 000, fourchette de 77 000 à 86 000). Si la méthode se trompe comme par le passé, chaque résultat a environ huit chances sur dix de tomber dans sa fourchette ; calculées sur peu d’années, ces fourchettes restent indicatives. Les fourchettes de 2027 contiennent les estimations de 2026, et la projection, qui reconduit les douze derniers mois connus, ne prolonge pas la hausse.

Pourquoi la projection 2027 reconduit-elle les douze derniers mois connus ?

La méthode de l’étude, arrêtée avant les calculs, ne retenait ses modèles que s’ils faisaient mieux, sur le passé, que la reconduction du cumul des douze derniers mois connus. Sur les années 2018 à 2025, d’après nos calculs, l’erreur absolue moyenne des modèles atteint 26,9 % pour les permis et 22,7 % pour les mises en chantier, contre 20,3 % et 19,4 % pour la reconduction. La projection de 2027 reconduit donc les volumes d’août 2025 à juillet 2026, auxquels la projection centrale ajoute un ajustement pour l’anticipation des échéances de la fin de 2027.

Quel sera le prix d’une maison neuve en 2027 ?

Dans la projection conditionnelle de l’étude Renouvel, le prix moyen d’une maison neuve, c’est-à-dire le coût total moyen d’un projet de maison individuelle avec achat du terrain au sens de l’enquête du SDES, atteindrait 345 000 euros en 2027 (fourchette de 333 000 à 358 000 euros). Selon le SDES, ce coût total moyen d’un projet s’élevait à 313 700 euros en 2024. Dans la même projection, le prix moyen d’achat d’un terrain à bâtir atteindrait 102 000 euros (fourchette de 98 000 à 105 000 euros) et la part du bâti 244 000 euros (fourchette de 234 000 à 253 000 euros). Les fourchettes du terrain et du bâti reprennent l’erreur passée d’un simple prolongement de tendance, et celle du prix en additionne les bornes : elles ne mesurent ni une probabilité ni un intervalle de confiance. Ce prix exclut les frais de notaire et d’agence, la taxe d’aménagement, la viabilisation et les aménagements extérieurs.

Combien coûtera une maison neuve avec la taxe d’aménagement en 2027 ?

Dans la projection conditionnelle de Renouvel, le coût total pour le ménage, prix moyen d’une maison neuve et taxe d’aménagement compris, se situerait entre 346 000 et 350 000 euros en 2027, pour un prix moyen de 345 000 euros (fourchette de 333 000 à 358 000 euros). D’après nos calculs, la taxe d’aménagement de 2027 d’une maison de 118 mètres carrés de surface de plancher hors Île-de-France irait de 600 à 4 600 euros selon les taux votés par la commune et le département, hors majoration et hors exonération facultative. Ce coût n’ajoute ni les frais de notaire et d’agence, ni la taxe d’archéologie préventive, ni la viabilisation, ni les aménagements extérieurs.

Quel effet la fin du PTZ et le palier 2028 de la RE2020 auront-ils sur les permis de 2027 ?

D’après nos calculs, les permis accordés dans les six mois qui ont précédé l’entrée en vigueur de la RE2020, en 2021, ont dépassé la prévision du modèle de l’étude de 4 % du volume annuel. Appliqué à 2027, ce surcroît ajoute environ 4 000 permis de juillet à décembre à la reconduction : la projection centrale de Renouvel atteint 101 000 permis sur l’année (fourchette de 72 000 à 131 000), contre 97 000 sans ajustement (fourchette de 69 000 à 125 000). Si la méthode se trompe comme par le passé, chacun de ces résultats a environ huit chances sur dix de tomber dans sa fourchette ; calculées sur peu d’années, ces fourchettes restent indicatives. Ce précédent est le seul mesurable des deux que prévoyait la méthode, et il ne se transpose qu’imparfaitement : les projets ayant donné lieu à un contrat signé avant le 1er octobre 2021 échappaient, sous conditions, à la RE2020 entrée en vigueur en 2022, alors que les textes consultés à la date de gel ne prévoient pas d’exception comparable pour le palier 2028. La fin du PTZ n’a pas de précédent mesuré.

Les ventes des constructeurs de maisons vont-elles augmenter en 2027 ?

Selon l’actualité publiée par le Pôle Habitat FFB le 24 février 2026, 67 800 maisons classées en « individuel diffus » ont été vendues en 2025, 33,5 % de plus qu’en 2024, un niveau inférieur de 42,1 % à la moyenne annuelle de 2006 à 2025 calculée par la même organisation. Dans un entretien publié en mars 2026 par un média spécialisé, source secondaire, le président du Pôle Habitat FFB prévoyait entre 75 000 et 80 000 ventes de maisons en 2026, sans en préciser le périmètre. L’étude ne chiffre pas les ventes de 2027 : sa méthode ne les déduit des permis projetés, multipliés par le nombre moyen de ventes pour un permis des cinq dernières années, que si ce rapport est resté à moins de 10 % de sa moyenne ; d’après nos calculs, il s’en est écarté jusqu’à 19,5 % de 2021 à 2025.

Qu’est-ce qui pourrait faire varier la construction de maisons en 2027 ?

Les résultats de l’étude Renouvel font apparaître des facteurs de sens opposés. La reprise engagée en 2025 et l’anticipation de la fin du PTZ et du palier 2028 de la RE2020 soutiennent les volumes : d’après nos calculs, cette anticipation ajouterait environ 4 000 permis au second semestre de 2027. Le PTZ, de nouveau ouvert aux maisons neuves depuis le 1er avril 2025, accompagne cette reprise, sans que l’étude en mesure l’effet propre. À l’inverse, dans la projection conditionnelle de Renouvel, le taux des crédits immobiliers atteindrait 4,0 % en moyenne en 2027 (fourchette de 3,5 % à 4,5 %, qui correspond à des variantes de taux supérieurs ou inférieurs de 0,5 point). Dans la même projection, le pouvoir d’achat immobilier d’un ménage au niveau de vie médian en France métropolitaine, de 0,87 en 2024 d’après les calculs de Renouvel, passerait à 0,80 en 2027 (fourchette dérivée de 0,73 à 0,87, qui ne mesure pas une probabilité), un recul qui tient à la hausse du prix projeté d’une maison neuve. D’autres facteurs, que l’étude ne chiffre pas, pourraient peser sur la construction (critères d’octroi des crédits, coûts liés à la nouvelle carte des sols argileux et à la fin du gaz dans les logements neufs, échéance du ZAN) ou la soutenir (modulation des seuils de la RE2020 liée à la hauteur sous plafond) ; l’effet de l’emploi et de la confiance des ménages reste incertain. L’étude ne mesure pas l’effet net de ces facteurs. D’après nos calculs, un écart de 0,5 point sur le taux modifie d’environ 1 000 les permis projetés pour 2027, un effet mesuré avec une forte incertitude. La prolongation du PTZ au-delà de 2027, annoncée le 23 septembre 2026 par le Premier ministre selon la presse spécialisée, n’était pas adoptée à la date de gel : elle modifierait l’une des deux échéances retenues pour l’ajustement.

Que prévoient la FFB, Euroconstruct et la Banque de France ?

Selon sa conférence de presse du 15 septembre 2026, la FFB prévoit un peu moins de 300 000 mises en chantier de logements, toutes catégories, en 2026, puis un nouveau recul en 2027, sans chiffre publié. Selon son communiqué du 5 juin 2026, Euroconstruct prévoit en 2027 une hausse de 2,2 % de la production de la construction en France, en volume, c’est-à-dire hors effet des prix. Dans ses projections du 15 septembre 2026, la Banque de France prévoit un recul de 0,1 % de l’investissement des ménages en volume la même année. Ces grandeurs diffèrent de celles de l’étude, qui en compare le sens et, quand c’est possible, l’ordre de grandeur. Dans la projection centrale de Renouvel, les mises en chantier de maisons de 2027 (76 000, fourchette de 55 000 à 97 000) seraient inférieures à leur estimation de 2026 (81 000, fourchette de 77 000 à 86 000), mais la fourchette de 2027 contient cette estimation : le sens de l’évolution reste incertain. Si la méthode se trompe comme par le passé, chaque résultat a environ huit chances sur dix de tomber dans sa fourchette ; calculées sur peu d’années, ces fourchettes restent indicatives.

Sources

Permis, mises en chantier et contrôle sur le passé

  • SDES, Logements autorisés et commencés, nombre et surfaces, séries mensuelles (données estimées) (données à fin juillet 2026, publiées le 28 août 2026 ; jeu mis à jour chaque mois) : Consulter le jeu de données
  • SDES, La base de données Sitadel : méthodologie (31 mars 2026) : Consulter la page
  • INSEE, Construction individuelle ou collective, définition (mise à jour du 7 août 2026) : Consulter la définition
  • SDES, Construction de logements : résultats à fin août 2026 (France entière) (29 septembre 2026, publication postérieure à la date de gel, non utilisée) : Consulter la publication

Ajustement d’anticipation

  • Institut national de la consommation, 1er janvier 2022 : entrée en vigueur de la nouvelle réglementation construction « RE 2020 » pour les bâtiments d’habitation (3 décembre 2021) : Consulter l’actualité
  • SiteSecurite.com, Code Construction Habitation articles R. 172-1 a 9 (page non datée ; reproduction non officielle du code, intégrant le décret n° 2022-305 du 1er mars 2022), source secondaire : Consulter la page
  • Ordre des architectes, Fin programmée des exceptions à l’application de la RE 2020 aux bâtiments d’habitation (22 mars 2022, mise à jour du 1er mai 2024), source secondaire : Consulter l’actualité
  • Portail des réglementations énergétiques et environnementales des bâtiments, Annexe de l’article R. 172-4 du code de la construction et de l’habitation, chapitres 1 à 3, ajustement de la réglementation suite au rapport Rivaton (version intégrant le décret n° 2026-200 du 18 mars 2026, applicable aux demandes déposées depuis le 1er juillet 2026) : Consulter l’annexe
  • Ministère de l’Économie, Prêt à taux zéro (PTZ) : tout ce qu’il faut savoir (2 avril 2025) : Consulter la page
  • ANIL, PTZ (Prêt à Taux Zéro) : offres de prêt émises à compter du 1er avril 2024, analyse juridique n° 2024-12 (3 avril 2024) : Consulter l’analyse
  • ANIL, PTZ (Prêt à Taux Zéro) : offres de prêt émises à compter du 1er avril 2025, analyse juridique n° 2025-08 (1er avril 2025) : Consulter l’analyse
  • Service-public.gouv.fr, Urbanisme : quelle est la durée de validité d’une autorisation ? (fiche F2082, vérifiée le 23 juillet 2025) : Consulter la fiche
  • Impots.gouv.fr, Que puis-je donner à mes enfants, petits-enfants sans avoir à payer de droits ? (13 juillet 2026) : Consulter la page
  • Batiactu, PLF 2027 : bouffée d’oxygène pour les bailleurs sociaux et un PTZ prolongé et étendu (23 septembre 2026), source secondaire, en partie réservée aux abonnés : Consulter l’article
  • Maire-Info, Exonération de foncier bâti, Outre-mer, « bonus adaptation »… : Sébastien Lecornu dévoile ses mesures en matière de logement (24 septembre 2026), source secondaire : Consulter l’article
  • Service-public.gouv.fr, Les dates de l’élection présidentielle de 2027 sont annoncées (2 juillet 2026) : Consulter l’actualité
  • INSEE, Nombre de logements autorisés – Individuels purs – France hors Mayotte – Estimations en date réelle (série 001718145, mise à jour du 28 août 2026) : Consulter la série

Variantes de taux

  • Banque de France, Crédits aux particuliers – 2026-07 (7 septembre 2026) : Consulter la publication
  • Banque de France, Taux des crédits nouveaux à l’habitat (hors négociations) aux particuliers (Webstat, série MIR1.M.FR.B.A22HR.A.R.A.2254U6.EUR.N, dernière valeur à la date de gel : juillet 2026) : Consulter la série
  • Banque de France, Taux de l’Echéance Constante – 10 ans (Webstat, série mensuelle FM.M.FR.EUR.FR2.BB.FRMOYTEC10.HSTA, dernière valeur à la date de gel : juillet 2026) : Consulter la série
  • Banque de France, Taux de l’Echéance Constante – 10 ans (Webstat, série journalière FM.D.FR.EUR.FR2.BB.FRMOYTEC10.HSTA, cotations d’août 2026 et du 1er au 25 septembre 2026) : Consulter la série

Ventes des constructeurs

  • Pôle Habitat FFB, Relance Logement : l’urgence d’ouvrir le dispositif Jeanbrun à l’individuel (24 février 2026) : Consulter l’actualité
  • Pôle Habitat FFB, Dossier de presse de la conférence du 24 février 2026 (24 février 2026) : Consulter le dossier
  • Direction générale du Trésor, Trésor-Éco n° 201, Le redressement de l’investissement immobilier résidentiel est-il durable ? (11 juillet 2017) : Consulter le document

Prix d’une maison neuve

  • SDES, Le prix des terrains et du bâti pour les maisons individuelles en 2024 (27 novembre 2025) : Consulter la publication
  • SDES, Le prix des terrains et du bâti pour les maisons individuelles en 2024, Datalab Essentiel, tableaux 1, 2 et 9, mode d’obtention des terrains, révisions et définitions (novembre 2025) : Consulter le document
  • SDES, Foire aux questions sur l’enquête sur le prix des terrains et du bâti (EPTB) (mise en ligne le 4 avril 2022) : Consulter la page
  • DREAL Nouvelle-Aquitaine, Les prix du terrain et du bâti pour les maisons individuelles en Nouvelle-Aquitaine en 2024, chapitre 2 « Caractéristiques des terrains » (15 janvier 2026) : Consulter le chapitre
  • DREAL Nouvelle-Aquitaine, Les prix du terrain et du bâti pour les maisons individuelles en Nouvelle-Aquitaine en 2024, chapitre 5 « Méthodologie et définitions » (15 janvier 2026) : Consulter le chapitre
  • Assemblée nationale, Question écrite n° 171 de M. Philippe Lottiaux, Critères énergétiques de la construction ou rénovation des bâtiments, réponse du ministère du Logement et de la Rénovation urbaine (Journal officiel du 10 décembre 2024) : Consulter la réponse
  • Portail des réglementations énergétiques et environnementales des bâtiments, Textes « Exigences et Méthode » (30 avril 2026) : Consulter la page
  • Portail des réglementations énergétiques et environnementales des bâtiments, Fin du gaz dans la construction neuve (14 septembre 2026) : Consulter la page
  • Fédération française du bâtiment, Fin du gaz en construction neuve et des solutions hybrides au fioul en rénovation à partir de 2027 (17 septembre 2026) : Consulter l’actualité
  • Cerema, L’arrêté du 9 janvier 2026 met à jour la carte des zones « retrait-gonflement des argiles » (zones RGA) (2 février 2026) : Consulter l’actualité
  • Banque mondiale, Commodity Markets Outlook, April 2026, Table 1 World Bank commodity price forecasts (avril 2026) : Consulter le tableau
  • Banque mondiale, Middle East War to Spark Biggest Energy Price Surge in Four Years (communiqué, 28 avril 2026) : Consulter le communiqué
  • Ministère de l’Économie, Tout savoir sur la taxe d’aménagement (20 janvier 2026) : Consulter la page
  • Service Public Entreprendre, Taxe d’archéologie préventive (TAP) (fiche F22286, vérifiée le 1er janvier 2026) : Consulter la fiche
  • INSEE, Niveau de vie et pauvreté en 2024 – Les niveaux de vie augmentent sans freiner les inégalités, Insee Première n° 2117 (9 juillet 2026) : Consulter la publication
  • HCSF, Mesure relative à l’octroi de crédits immobiliers (décisions du 29 septembre 2021, du 29 juin 2023 et du 18 décembre 2023) : Consulter la page
  • HCSF, Communiqué de presse (15 septembre 2026) : Consulter le communiqué

Prévisions publiées

  • Fédération française du bâtiment, Le PLF de la dernière chance pour le bâtiment (conférence de presse du 15 septembre 2026) : Consulter la publication
  • Euroconstruct, Press Release – 101st EUROCONSTRUCT Conference (5 juin 2026) : Consulter le communiqué
  • Banque de France, Projections macroéconomiques pour la France établies par la Banque de France, septembre 2026 (projections intermédiaires), annexe, tableaux 1 et 2 (15 septembre 2026) : Consulter le document
  • Construiresamaison.com, « Nous devrions atteindre entre 75 000 et 80 000 ventes de maisons en 2026 » (entretien avec Grégory Monod, président du Pôle Habitat FFB, 12 mars 2026), source secondaire : Consulter l’entretien
  • BCE, Décisions de politique monétaire (11 juin 2026) : Consulter le communiqué
  • BCE, Décisions de politique monétaire (10 septembre 2026) : Consulter le communiqué

Lecture d’ensemble

  • BCE, The euro area bank lending survey, Second quarter of 2026 (21 juillet 2026) : Consulter l’enquête
  • INSEE, Stable en septembre 2026, la confiance des ménages reste dégradée, Informations rapides n° 233 (24 septembre 2026) : Consulter la publication
  • INSEE, Enquête mensuelle de conjoncture auprès des ménages (Camme), note méthodologique (mise à jour du 19 septembre 2025) : Consulter la note
  • Ministère de la Transition écologique, Zéro artificialisation nette : guide synthétique (version du 27 novembre 2023) : Consulter le guide
  • Sénat, Projet de loi visant la relance et la décentralisation du logement, texte n° 157 (2025-2026) adopté par le Sénat (8 juillet 2026) : Consulter le texte
  • Assemblée nationale, La relance et la décentralisation du logement, dossier législatif (dépôt à l’Assemblée nationale le 9 juillet 2026) : Consulter le dossier
  • Sénat, Proposition de loi visant à instaurer une trajectoire de réduction de l’artificialisation concertée avec les élus locaux, la loi en clair (18 mars 2025) : Consulter la page
  • Assemblée nationale, Proposition de loi visant à instaurer une trajectoire de réduction de l’artificialisation concertée avec les élus locaux, dossier législatif (dépôt à l’Assemblée nationale le 19 mars 2025) : Consulter le dossier

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